Je me suis reconnu
Lz tyran a posé devant lui ses mains nues
et, seul devant ces mains étrangères, ces Mères
presque exsangues sur le drap pourpre des nations,
seul contre ces ménades pâles de l’histoire
dont l’ombre lacére sans trêve l’ univers,
il fixe leur blancheur funèbre dans les Ages
et sent la nuit grandir derrière elles, le sang
les soulever jusqu’au regard de dieu qui juge!
Les siècles neigeront en vain sur ces déserts
et le sang vainement saturera leur poudre,
et, seul devant ces mains étrangères, ces Mères
presque exsangues sur le drap pourpre des nations,
seul contre ces ménades pâles de l’histoire
dont l’ombre lacére sans trêve l’ univers,
il fixe leur blancheur funèbre dans les Ages
et sent la nuit grandir derrière elles, le sang
les soulever jusqu’au regard de dieu qui juge!
Les siècles neigeront en vain sur ces déserts
et le sang vainement saturera leur poudre,
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