Un œil se ferme

Au fond plaquée contre le mur
la pensée qui ne sort pas

Des idées s’en vont pas à pas

On pourrait mourir
Ce que je tiens entre mes bras pourrait partir
Un rêve

L’aube à peine née qui s’achève
Un cliquetis
Les volets en s’ouvrant l’ont abolie
Si rien n’allait venir

Il y a un champ où l’on pourrait encore courir
Des étoiles à n’en plus finir
Et ton ombre au bout de l’avenue

Elle s’efface
On n’a rien vu
De tout ce qui passait on n’a rien retenu
Autant de paroles qui montent
Des contes qu’on n’a jamais lus

Rien

Les jours qui se pressent à la sortie
Enfin la cavalcade s’est évanouie

En bas entre les tables où l’on jouait aux cartes
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