Les Mots qu’on échange

Une ligne barre la route
On voudrait passer
L’ombre qui me suit vient de s’arrêter
Le mur tourne
Il y a peut-être quelqu’un

Je suis plus calme que le ciel
Aucun bruit ne m’émeut
Seul
Au milieu du chemin

Le paysage ne ressemble à rien
Plus aucun souvenir
Je commence
La rivière chante à côté de moi

En partant nous étions trois
Mon ombre et moi
Et toi derrière
A présent il y a trop de lumière
Le jour
Et devant moi
Quelqu’un que je ne connais pas

– Passe dans la prairie –

Un oiseau chante

La solitude est comme la mort
Un monde nouveau qui s’endort

Le pays où brille la lune
A bird sings

X

Pour éviter l’écueil qui se tient en arrière
Qui me suit
Qui attend le pas définitif
Pour éviter de jamais revenir en arrière
Sur le flanc de l’amour qui glisse sans mourir
Cet amour qui se dégage mal de tes viscères
Ces regards qui n’ont plus ni rime ni raison
Et ce portrait de toi que je voudrais refaire
Tendre cruel vivant dans l’ombre sans passion
Ce regard qui se perd dans la nuit jalouse
Ce regard plein des pointes de feu de la jalousie
Dans la robe du soir dont se pare la terre
Au moment où tu sors

Loin dans le désespoir
J’aurai le visage enfoui dans la glace
Le cœur percé des mille feux du souvenir
L’écueil de l’avenir et la mort en arrière
Et ton sourire trop léger
Une barrière
De toi à moi
Les paroles libres
Les gestes retenus
Des mains ailées qui avançaient pour tout ouvrir
Alors dans la trame serrée livide se découvre
La blessure inouïe dont je voudrais guérir
Partager

Commentaires (0)

Se connecter pour publier un commentaire.

Pas encore de commentaires. Soyez le premier à commenter.