Jambes la saison végétale
Ou l’arbre choisit sa couleur
Par toutes les branches du cœur
J’aime les frondaisons de l’Ame
Un saule au fond d’une rivière
Tremble d’un tronc net et tremblé
Les pommiers purs, les peupliers,
Donnent un ciel à la prière.

Dieu se démène dans l’église
De ce village abandonné
On jurerait un forcené
Qui ne pense qu’a son supplice

Il frappe la croix de son Fils
Et sur l’autel vite embrasé,
Célébré une messe parlée
Avec musique au sacrifice.

Ai-je vécu comme une plante,
Ai-je souffert pour l’oublier ?
Dieu... Je trahis la Trinité
Mais n’en éprouve pas de honte

Je fais amour comme une bête
Et bois parmi les réprouvés
Sans doute suis-je condamné
A dire Dieu sans le connaître ?
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