De celuy qui ne pense qu’en s’amye
Toutes les nuictz je ne pense qu’en celle,
Qui a le corps plus gent qu’une pucelle
De quatorze ans, sur le poinct d’enrager :
Et au dedans un cueur, pour abreger,
Autant joyeux, qu’eut onques Damoyselle.
Elle a beau tainct, un parler de bon zelle,
Et le Tetin rond comme une Groizelle :
N’ay je donc pas bien cause de songer
Toutes les nuictz ?
Touchant son cueur, je l’ay en ma cordelle,
Et son Mary n’a sinon le corps d’elle :
Mais toutesfoys, quand il voudra changer,
Prenne le cueur : et pour le soulager
J’auray pour moy le gent corps de la belle
Toutes les nuictz.
Qui a le corps plus gent qu’une pucelle
De quatorze ans, sur le poinct d’enrager :
Et au dedans un cueur, pour abreger,
Autant joyeux, qu’eut onques Damoyselle.
Elle a beau tainct, un parler de bon zelle,
Et le Tetin rond comme une Groizelle :
N’ay je donc pas bien cause de songer
Toutes les nuictz ?
Touchant son cueur, je l’ay en ma cordelle,
Et son Mary n’a sinon le corps d’elle :
Mais toutesfoys, quand il voudra changer,
Prenne le cueur : et pour le soulager
J’auray pour moy le gent corps de la belle
Toutes les nuictz.
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