Le code Denis
Dans ses États, à tout ce qui respire
Un souverain prétend donner la loi ;
C’est le contraire en mon empire ;
Le sujet règne sur son roi.
Diviser pour régner, la maxime est ancienne ;
Elle fut d’un tyran : ce n’est donc pas la mienne.
Vous unir est mon vœu : j’aime la liberté ;
Et si j’ai quelque volonté,
C’est que chacun fasse la sienne.
Amis, qui composez ma cour,
Au dieu du vin rendez hommage :
Rendez hommage au dieu d’amour :
Aimez et buvez tour à tour,
Buvez pour aimer davantage.
Que j’entende, au gré du désir,
Et les éclats de l’allégresse,
Et l’accent doux de la tendresse,
Le choc du verre et le bruit du soupir.
Au frontispice de mon code
Il est écrit : Sois heureux à ta mode,
Car tel est notre bon plaisir.
Fait l’an septante et mil sept cent,
Au petit Carrousel en la cour de Marsan ;
Assis près d’une femme aimable,
Le cœur nu sur la main, les coudes sur la table.
Signé : Denis, sans terre ni château,
Roi par la grâce du gâteau.
Un souverain prétend donner la loi ;
C’est le contraire en mon empire ;
Le sujet règne sur son roi.
Diviser pour régner, la maxime est ancienne ;
Elle fut d’un tyran : ce n’est donc pas la mienne.
Vous unir est mon vœu : j’aime la liberté ;
Et si j’ai quelque volonté,
C’est que chacun fasse la sienne.
Amis, qui composez ma cour,
Au dieu du vin rendez hommage :
Rendez hommage au dieu d’amour :
Aimez et buvez tour à tour,
Buvez pour aimer davantage.
Que j’entende, au gré du désir,
Et les éclats de l’allégresse,
Et l’accent doux de la tendresse,
Le choc du verre et le bruit du soupir.
Au frontispice de mon code
Il est écrit : Sois heureux à ta mode,
Car tel est notre bon plaisir.
Fait l’an septante et mil sept cent,
Au petit Carrousel en la cour de Marsan ;
Assis près d’une femme aimable,
Le cœur nu sur la main, les coudes sur la table.
Signé : Denis, sans terre ni château,
Roi par la grâce du gâteau.
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