à Charles Singevin

La mer qui avait tant navigué, ma mer noire,
enfin s’est approchée de la terre ma mère,
la vieille depuis si longtemps d’avec moi séparée.

La frange, où l’œil du cheval hagard
perce à travers la crinière,
s’est aplatie sur les pierres et le sel.
O silence assourdissant de ce jour!
L’homme se relève hébété.
Une statue de marbre pur
s’éveille entre ses bras.

J’emporte ma naissance et je vais chez les hommes,
je chante.
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