Ode au feu roi sur l’heureux succès du voyage de sedan (1606)
. . . . . .
Ce sera là que ma lire,
Faisant son dernier effort,
Entreprendra de mieux dire
Qu’un cyne pres de sa mort ;
Et se rendant favorable
Ton oreille incomparable,
Te forcera d’avoüer
Qu’en l’aise de la victoire,
Rien n’est si doux que la gloire
De se voir si bien loüer.
Il ne faut pas que tu penses
Treuver de l’eternité
En ces pompeuses depenses
Qu’invente la vanité :
Tous ces chefs-d’œuvres antiques
Ont à peine leurs reliques ;
Par les Muses seulement
L’homme est exempt de la Parque,
Et ce qui porte leur marque
Demeure eternellement.
Par elles traçant l’histoire
De tes faicts laborieux,
Je deffendray ta mémoire
Du trespas injurieux,
Et quelque assaut que te face
L’oubly par qui tout s’efface,
Ta loüange, dans mes vers,
D’amarante couronnee,
N’aura sa fin terminee
Qu’en celle de l’univers.
Ce sera là que ma lire,
Faisant son dernier effort,
Entreprendra de mieux dire
Qu’un cyne pres de sa mort ;
Et se rendant favorable
Ton oreille incomparable,
Te forcera d’avoüer
Qu’en l’aise de la victoire,
Rien n’est si doux que la gloire
De se voir si bien loüer.
Il ne faut pas que tu penses
Treuver de l’eternité
En ces pompeuses depenses
Qu’invente la vanité :
Tous ces chefs-d’œuvres antiques
Ont à peine leurs reliques ;
Par les Muses seulement
L’homme est exempt de la Parque,
Et ce qui porte leur marque
Demeure eternellement.
Par elles traçant l’histoire
De tes faicts laborieux,
Je deffendray ta mémoire
Du trespas injurieux,
Et quelque assaut que te face
L’oubly par qui tout s’efface,
Ta loüange, dans mes vers,
D’amarante couronnee,
N’aura sa fin terminee
Qu’en celle de l’univers.
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