Quand je considère ces têtes
… Quand je considère ces têtes
Entassées en ces charniers,
Tous furent maîtres des requêtes.
Au moins de la Chambre aux Deniers,
Ou tous furent portepaniers :
Autant puis l’un que l’autre dire ;
Car d’évêques ou lanterniers,
Je n’y connais rien à redire.
Et icelles qui s’inclinaient
Unes contre autres en leurs vies,
Desquelles les unes régnaient,
Des autres craintes et servies,
Là les vois toutes assouvies,
Ensemble en un tas pêle-mêle.
Seigneuries leur sont ravies ;
Clerc ni maître ne s’y appelle.
Or sont ils morts, Dieu ait leurs âmes !
Quant est des corps, ils sont pourris.
Aient été seigneurs ou dames,
Souef et tendrement nourris
De crème, fromentée ou riz,
Leurs os sont déclinés en poudre,
Auxquels ne chaut d’ébats ni ris.
Plaise au doux Jésus les absoudre !…
Entassées en ces charniers,
Tous furent maîtres des requêtes.
Au moins de la Chambre aux Deniers,
Ou tous furent portepaniers :
Autant puis l’un que l’autre dire ;
Car d’évêques ou lanterniers,
Je n’y connais rien à redire.
Et icelles qui s’inclinaient
Unes contre autres en leurs vies,
Desquelles les unes régnaient,
Des autres craintes et servies,
Là les vois toutes assouvies,
Ensemble en un tas pêle-mêle.
Seigneuries leur sont ravies ;
Clerc ni maître ne s’y appelle.
Or sont ils morts, Dieu ait leurs âmes !
Quant est des corps, ils sont pourris.
Aient été seigneurs ou dames,
Souef et tendrement nourris
De crème, fromentée ou riz,
Leurs os sont déclinés en poudre,
Auxquels ne chaut d’ébats ni ris.
Plaise au doux Jésus les absoudre !…
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