Psaume xlviii
. . . . . .
Justes, ne soyez pas jaloux
De voir qu’au pecheur en ce monde
Le bien de toutes parts abonde,
Il en sort aussi nud que vous ;
Son esprit, plongé dans les vices,
Qui ne croit point d’autres délices
Que celles que goûte son corps,
Ne s’attachant qu’aux choses basses,
Croit que Dieu le comble de graces
Quand il le comble de thresors.
Et, combien que dans les douceurs
Exemptes de trouble et d’envie
Il puisse prolonger sa vie
Autant que ses predecesseurs,
Il a la mesme sepulture
Que les bestes que la Nature
Fait dessous la fange pourrir,
Sinon que l’on verra son ame
Mourir à jamais dans la flame
Du regret de ne point mourir.
Justes, ne soyez pas jaloux
De voir qu’au pecheur en ce monde
Le bien de toutes parts abonde,
Il en sort aussi nud que vous ;
Son esprit, plongé dans les vices,
Qui ne croit point d’autres délices
Que celles que goûte son corps,
Ne s’attachant qu’aux choses basses,
Croit que Dieu le comble de graces
Quand il le comble de thresors.
Et, combien que dans les douceurs
Exemptes de trouble et d’envie
Il puisse prolonger sa vie
Autant que ses predecesseurs,
Il a la mesme sepulture
Que les bestes que la Nature
Fait dessous la fange pourrir,
Sinon que l’on verra son ame
Mourir à jamais dans la flame
Du regret de ne point mourir.
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