Baisers
. . . . . .
Ne vois-tu pas comme l'Aurore,
Cette envieuse, recolore
Desja d’un éclat jaunissant
L’avant jour partout blondissant ?
Hélas ! hélas ! que peu me dure
Cette tant heureuse avanture !
O combien m’est court le deduit
De cette tant mignarde nuit !
Puis doncques que le jour nous presse,
Adieu, ma petite maîtresse,
Adieu, ma gorgette et mon sein,
Adieu, ma delicate main,
Adieu donq, mon teton d’albâtre,
Adieu, ma cuissette folâtre,
Adieu, mon œil, adieu, mon cœur,
Adieu, ma friande douceur !
Mais avant que je me departe,
Avant que plus loin je m’escarte,
Que je taste encore ce flanc
Et le rond de ce marbre blanc.
Tu pleures, hé ! ma douce folle,
Tends moy les bras que je t’accolle,
Et que pour ton dueil apaiser
Je te donne encore un baiser,
. . . . . .
Ne vois-tu pas comme l'Aurore,
Cette envieuse, recolore
Desja d’un éclat jaunissant
L’avant jour partout blondissant ?
Hélas ! hélas ! que peu me dure
Cette tant heureuse avanture !
O combien m’est court le deduit
De cette tant mignarde nuit !
Puis doncques que le jour nous presse,
Adieu, ma petite maîtresse,
Adieu, ma gorgette et mon sein,
Adieu, ma delicate main,
Adieu donq, mon teton d’albâtre,
Adieu, ma cuissette folâtre,
Adieu, mon œil, adieu, mon cœur,
Adieu, ma friande douceur !
Mais avant que je me departe,
Avant que plus loin je m’escarte,
Que je taste encore ce flanc
Et le rond de ce marbre blanc.
Tu pleures, hé ! ma douce folle,
Tends moy les bras que je t’accolle,
Et que pour ton dueil apaiser
Je te donne encore un baiser,
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