Livre VII, iv
J’allais dans la campagne avec le vent d’orage,
Sous le pâle matin, sous les nuages bas;
Un corbeau ténéreux escortait mon voyage,
Et dans les flaques d’eau retentissaient mes pas.
La foudre à l’horizon faisait courir sa flamme
Et l’Aquilon doublait ses longs gémissements;
Mais la tempête était trop faible pour mon âme,
Qui couvrait le tonnerre avec ses battements.
De la dépouille d’or du frêne et de l’érable
L’Automne composait son éclatant butin,
Et le corbeau toujours d’un vol inexorable
M’accompagnait sans rien changer à mon destin.
Sous le pâle matin, sous les nuages bas;
Un corbeau ténéreux escortait mon voyage,
Et dans les flaques d’eau retentissaient mes pas.
La foudre à l’horizon faisait courir sa flamme
Et l’Aquilon doublait ses longs gémissements;
Mais la tempête était trop faible pour mon âme,
Qui couvrait le tonnerre avec ses battements.
De la dépouille d’or du frêne et de l’érable
L’Automne composait son éclatant butin,
Et le corbeau toujours d’un vol inexorable
M’accompagnait sans rien changer à mon destin.
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