Les louanges d’amour
Le cler ruysselet courant,
Murmurant
Auprès de l’hospitale umbre
Plaist à ceux qui sont lassez,
Et pressez
De chault, de soif et d’encombre.
. . . . . .
Ces eaux cleres et bruyantes,
Eaux fuyantes
D’un cours assez doulx et lent,
Donneront quelque froideur
A l’ardeur
De mon feu trop violent.
. . . . . .
Le Roy, le Pere des Dieux
Tient les cieux
Dessoubz son obeïssance,
Neptune la mer tempere,
Et son frere
Sur les enfers a puissance.
Mais ce petit Dieu d’aymer,
Ciel et mer,
Et le plus bas de la terre,
D’un sceptre victorieux,
Glorieux,
Soulz son pouvoir tient et serre.
. . . . . .
Par luy tout genre d’oyzeaux
Sur les eaux
Et par les boys s’entretient.
Tout animal de servaige
Et sauvaige
De luy son essence tient.
Par ce petit Dieu puissant,
Delaissant
Le doulx gyron de la mere,
La vierge femme se treuve,
Et fait preuve
De la flamme doulceamere.
Que me chaut si on le blasme,
Et sa flamme ?
Amour ne scait abuser :
Et ceux qui mal en recoyvent,
Ne le doyvent,
Mais eux mesmes, accuser.
Amour est tout bon et beau,
Son flambeau
N’enflamme les vicieux :
Juste est et de simple foy,
C’est pourquoy
Il est tout nu & sans yeux.
. . . . . .
La jeunesse (helas) nous fuyt,
Et la suyt
Le froid aage languissant :
Adonques sont inutiles
Les scintiles
Du feu d’Amour périssant.
Murmurant
Auprès de l’hospitale umbre
Plaist à ceux qui sont lassez,
Et pressez
De chault, de soif et d’encombre.
. . . . . .
Ces eaux cleres et bruyantes,
Eaux fuyantes
D’un cours assez doulx et lent,
Donneront quelque froideur
A l’ardeur
De mon feu trop violent.
. . . . . .
Le Roy, le Pere des Dieux
Tient les cieux
Dessoubz son obeïssance,
Neptune la mer tempere,
Et son frere
Sur les enfers a puissance.
Mais ce petit Dieu d’aymer,
Ciel et mer,
Et le plus bas de la terre,
D’un sceptre victorieux,
Glorieux,
Soulz son pouvoir tient et serre.
. . . . . .
Par luy tout genre d’oyzeaux
Sur les eaux
Et par les boys s’entretient.
Tout animal de servaige
Et sauvaige
De luy son essence tient.
Par ce petit Dieu puissant,
Delaissant
Le doulx gyron de la mere,
La vierge femme se treuve,
Et fait preuve
De la flamme doulceamere.
Que me chaut si on le blasme,
Et sa flamme ?
Amour ne scait abuser :
Et ceux qui mal en recoyvent,
Ne le doyvent,
Mais eux mesmes, accuser.
Amour est tout bon et beau,
Son flambeau
N’enflamme les vicieux :
Juste est et de simple foy,
C’est pourquoy
Il est tout nu & sans yeux.
. . . . . .
La jeunesse (helas) nous fuyt,
Et la suyt
Le froid aage languissant :
Adonques sont inutiles
Les scintiles
Du feu d’Amour périssant.
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