Ha! mon TOUT, je me meurs, pour Dieu secourez moy
Ha! mon TOUT, je me meurs, pour Dieu secourez moy
Si ce n’est l’amitié, la pitié vous convie,
Ô l’ame de mon ame : hé! n’as-tu point d’envie
De secourir celuy qui trespasse pour toy?
Pourquoy m’es-tu cruelle? hé! je ne sçay pourquoy :
Si j’ay failly en rien dy-le je te supplie,
Mais haste-toy m’Amour, mais haste-toy m’Amie :
Car ja desja me talonne chez soy.
Vrayment ce te sera une pauvre victoire
D’esteindre le flambeau qui fait luyre ta gloire,
Tu perdrois ton honneur : approche donc, mon TOUT,
Et me baisotte un peu de ta bouche mignonne,
Frayant mignardement langue bout contre bout.
Vien, l’Amour en bon lieu ne redoute personne.
Si ce n’est l’amitié, la pitié vous convie,
Ô l’ame de mon ame : hé! n’as-tu point d’envie
De secourir celuy qui trespasse pour toy?
Pourquoy m’es-tu cruelle? hé! je ne sçay pourquoy :
Si j’ay failly en rien dy-le je te supplie,
Mais haste-toy m’Amour, mais haste-toy m’Amie :
Car ja desja me talonne chez soy.
Vrayment ce te sera une pauvre victoire
D’esteindre le flambeau qui fait luyre ta gloire,
Tu perdrois ton honneur : approche donc, mon TOUT,
Et me baisotte un peu de ta bouche mignonne,
Frayant mignardement langue bout contre bout.
Vien, l’Amour en bon lieu ne redoute personne.
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