Emoções e Sentimentos
Anne Sexton
Sylvias Death
O Sylvia, Sylvia,
with a dead box of stones and spoons,
with two children, two meteors
wandering loose in a tiny playroom,
with your mouth into the sheet,
into the roofbeam, into the dumb prayer,
(Sylvia, Sylvia
where did you go
after you wrote me
from Devonshire
about raising potatoes
and keeping bees?)
what did you stand by,
just how did you lie down into?
Thief --
how did you crawl into,
crawl down alone
into the death I wanted so badly and for so long,
the death we said we both outgrew,
the one we wore on our skinny breasts,
the one we talked of so often each time
we downed three extra dry martinis in Boston,
the death that talked of analysts and cures,
the death that talked like brides with plots,
the death we drank to,
the motives and the quiet deed?
(In Boston
the dying
ride in cabs,
yes death again,
that ride home
with our boy.)
O Sylvia, I remember the sleepy drummer
who beat on our eyes with an old story,
how we wanted to let him come
like a sadist or a New York fairy
to do his job,
a necessity, a window in a wall or a crib,
and since that time he waited
under our heart, our cupboard,
and I see now that we store him up
year after year, old suicides
and I know at the news of your death
a terrible taste for it, like salt,
(And me,
me too.
And now, Sylvia,
you again
with death again,
that ride home
with our boy.)
And I say only
with my arms stretched out into that stone place,
what is your death
but an old belonging,
a mole that fell out
of one of your poems?
(O friend,
while the moons bad,
and the kings gone,
and the queens at her wits end
the bar fly ought to sing!)
O tiny mother,
you too!
O funny duchess!
O blonde thing!
February 17, 1963
Anne Sexton
Sylvias Death
O Sylvia, Sylvia,
with a dead box of stones and spoons,
with two children, two meteors
wandering loose in a tiny playroom,
with your mouth into the sheet,
into the roofbeam, into the dumb prayer,
(Sylvia, Sylvia
where did you go
after you wrote me
from Devonshire
about raising potatoes
and keeping bees?)
what did you stand by,
just how did you lie down into?
Thief --
how did you crawl into,
crawl down alone
into the death I wanted so badly and for so long,
the death we said we both outgrew,
the one we wore on our skinny breasts,
the one we talked of so often each time
we downed three extra dry martinis in Boston,
the death that talked of analysts and cures,
the death that talked like brides with plots,
the death we drank to,
the motives and the quiet deed?
(In Boston
the dying
ride in cabs,
yes death again,
that ride home
with our boy.)
O Sylvia, I remember the sleepy drummer
who beat on our eyes with an old story,
how we wanted to let him come
like a sadist or a New York fairy
to do his job,
a necessity, a window in a wall or a crib,
and since that time he waited
under our heart, our cupboard,
and I see now that we store him up
year after year, old suicides
and I know at the news of your death
a terrible taste for it, like salt,
(And me,
me too.
And now, Sylvia,
you again
with death again,
that ride home
with our boy.)
And I say only
with my arms stretched out into that stone place,
what is your death
but an old belonging,
a mole that fell out
of one of your poems?
(O friend,
while the moons bad,
and the kings gone,
and the queens at her wits end
the bar fly ought to sing!)
O tiny mother,
you too!
O funny duchess!
O blonde thing!
February 17, 1963
Charles Baudelaire
Le voyage
I
Pour lenfant, amoureux de cartes et destampes ,
Lunivers est égal à son vaste appétit.
Ah! que le monde est grand à la clarté des lampes!
Aux yeux du souvenir que le monde est petit!
Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le coeur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers:
Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme;
Dautres, lhorreur de leurs berceaux, et quelques-uns,
Astrologues noyés dans les yeux dune femme,
La Circé tyrannique aux dangereux parfums.
Pour nêtre pas changés en bêtes, ils senivrent
Despace et de lumière et de cieux embrasés;
La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
Effacent lentement la marque des baisers.
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir; coeur légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne sécartent,
Et, sans savoir pourquoi, disent toujours: Allons!
Ceux-là dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, ainsi quun conscrit le canon,
De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
Et dont lesprit humain na jamais su le nom!
II
Nous imitons, horreur! la toupie et la boule
Dans leur valse et leurs bonds; même dans nos sommeils
La Curiosité nous tourmente et nous roule,
Comme un Ange cruel qui fouette des soleils.
Singulière fortune où le but se déplace,
Et, nétant nulle part, peut être nimporte où;
Où lHomme, dont jamais lespérance nest lasse,
Pour trouver le repos court toujours comme un fou!
Notre âme est un trois-mâts cherchant son Icarie;
Une voix retentit sue le pont:«Ouvre loeil!»
Une voix de la hune, ardente et folle, crie:
«Amour... gloire... bonheur!»Enfer! cest une écueil!
Chaque îlot signalé par lhomme de vigie
Est un Eldorado promis par le Destin;
LImagination qui dresse son orgie
Ne trouve quun récif aux clartés du matin.
O le pauvre amoureux des pays chimériques!
Faut-il le mettre aux fers, le jeter à la mer,
Ce matelot ivrogne, inventeur dAmériques
Dont le mirage rend le gouffre plus amer?
Tel le vieux vagabond, piétinant dans la boue,
Rêve, le nez en lair, de brillants paradis;
Son oeil ensorcelé découvre une Capoue
Partout où la chandelle illumine un taudis.
III
Etonnants voyageurs! quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers!
Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires,
Ces bijoux merveilleux, faits dastres et déthers.
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile!
Faites, pour égayer lennui de nos prisons,
Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,
Vos souvenirs avec leurs cadres dhorizons.
Dites, quavez-vous vu?
IV
«Nous avons vu des astres
Et des flots; nous avons vu des sables aussi;
Et, malgré bien des chocs et dimprévus désastres,
Nous nous sommes souvent ennuyés, comme ici.
La gloire du soleil sur la mer violette,
La gloire des cités dans le soleil couchant,
Allumaient dans nos coeurs une ardeur inquiète
De plonger dans un ciel au reflet alléchant.
Les plus riches cités, les plus grands paysages,
Jamais ne contentaient lattrait mystérieux
De ceux que le hasard fait avec les nuages.
Et toujours le désir nous rendait soucieux!
- La jouissance ajoute au désir de la foorce.
Désir , vieil arbre à qui le plaisir sert dengrais,
Cependant que grossit et durcit ton écorce,
Tes branches veulent voir le soleil de plus près!
Grandiras-tu toujours, grand arbre plus vivace
Que le cyprès? - Pourtant nous avons, avec soin,
Cueilli quelques croquis pour votre album vorace,
Frères qui trouvez beau tout ce qui vient de loin!
Nous avons salué des idoles à trompe;
Des trônes constellés de joyeux lumineux;
Des palais ouvragés dont la féerique pompe
Serait pour vos banquiers un rêve ruineux;
Des costumes qui sont pour les yeux une ivresse;
Des femmes dont les dents et les ongles sont teints,
Et des jongleurs savants que le serpent caresse.»
V
Et puis, et puis encore?
VI
«O cerveaux enfantins!
Pour ne pas oublier la chose capitale,
Nous avons vu partout, et sans lavoir cherché,
Du haut jusques en bas de léchelle fatale,
Le spectacle ennuyeux de limmortel péché;
La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
Sans rire sadorant et saimant sans dégoût;
Lhomme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
Esclave de lesclave et ruisseau dans légoût;
Le bourreau qui jouit, le martyr qui sanglote;
La fête quassaisonne et parfume le sang;
Le poison du pouvoir énervant le despote,
Et le peuple amoureux du fouet abrutissant;
Plusieurs religions semblables à la nôtre,
Toutes escaladant le ciel; la Sainteté,
Comme en un lit de plume un délicat se vautre,
Dans les clous et le crin cherchant la volupté;
LHumanité bavarde, ivre de son génie,
Et folle, maintenant comme elle était jadis,
Criant à Dieu, dans sa furibonde agonie:
«O mon semblable, ô mon maître, je te maudis!»
Et les moins sots, hardis amants de la Démence,
Fuyant le grand troupeau parqué par le Destin,
Et se réfugiant dans lopium immense!
- Tel est du globe entier léternel bullletin.»
VII
Amer savoir, celui quon tire du voyage!
Le monde, monotone et petit, aujourdhui,
Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image:
Une oasis dhorreur dans un désert dennui!
Faut-il partir? rester? Si tu peux rester, reste;
Pars, sil le faut. Lun court, et lautre se tapit
Pour tromper lennemi vigilant et funeste,
Le Temps ! Il est, hélas! des coureurs sans répit,
Comme le Juif errant et comme les apôtres,
A qui rien ne suffit, ni wagon ni vaisseau,
Pour fuir ce rétiaire infâme; il en est dautres
Qui savent le tuer sans quitter leur berceau.
Lorsque enfin il mettra le pied sur notre échine,
Nous pourrons espérer et crier: En avant!
De même quautrefois nous partions pour la Chine,
Les yeux fixés au large et les cheveux au vent,
Nous nous embarquerons sur la mer des Ténèbres
Avec le coeur joyeux dun jeune passager.
Entendez-vous ces voix, charmantes et funèbres,
Qui chantent:«Par ici!vous qui voulez manger
Le Lotus parfumé! cest ici quon vendange
Les fruits miraculeux dont votre coeur a faim;
Venez vous enivrer de la douceur étrange
De cette après-midi qui na jamais de fin!»
A laccent familier nous devinons le spectre;
Nos Pylades là-bas tendent leurs bras vers nous.
Daniel Faria
Quando eu era uma criança de muletas
Estudei o alicerce de coisas paradas
Observei as coisas que se moviam
No olhar estático das coisas que meditam.Era cirúrigico
Como o homem que opera nas pupilas as artérias do seu próprio coração.
Estudei um peregrino e outro e outro.Estavam parados
Contemplavam os passos percorridos
No perímetro da meditação.
anotei que os alicerces do movimento são líquidos
Constantes.
Primeiro líquido:a água,nas coisas altas as nuvens
E penso também nos rios.Segundo líquido: a saliva
Que curou os cegos.Terceiro líquido: a saliva
Do relâmpago,da velocidade das coisas que caem.O sétimo líquido:
o sangue do cordeiro.
Quando eu era uma criança parada
Quando não andava numa cadeira de rodas a empurrar o corpo com as mãos
Estudei o movimento dos líquidos
Segui o derrame da semente ao morrer
Caminhasse eu porém e seguiria
O fio de água no olhar de quem amei.
de Dos Líquidos (2000)
Amílcar Dória
The white birds
foam of the sea!
We tire of the flame of the meteor, before it can fade
and flee;
And the flame of the blue star of twilight, hung low
on the rim of the sky,
Has awaked in our hearts, my beloved, a sadness that
may not die.
A weariness comes from those dreamers, dew-dabbled,
the lily and rose;
Ah, dream not of them, my beloved, the flame of the
meteor that goes,
Or the flame of the blue star that lingers hung low in
the fall of the dew:
For I would we were changed to white birds on the
wandering foam: I and you!
I am haunted by numberless islands, and many a
Danaan shore,
Where Time would surely forget us, and Sorrow come
near us no more;
Soon far from the rose and the lily and fret of the
flames would we be,
Were we only white birds, my beloved, buoyed out on
the foam of the sea!
Friedrich Hölderlin
Pranto
2
De nada serve, ó deuses da morte, enquanto tiverdes
Em vosso poder, prisioneiro,o homem acossado pelo destino,
Enquanto, no vosso furor, o tiverdes lançado na noite tenebrosa,
De nada serve então procurar-vos, suplicar-vos ou queixarmo-nos,
Ou viver pacientemente neste desterro de temor,
E escutar sorrindo o vosso canto sóbrio.
Se assim for, esquece a tua felicidade e dormita silenciosamente.
No entanto brota no teu peito uma réstea de esperança,
Tu ainda não podes, ó minha alma! Não podes ainda
Habituar-te e sonhas dentro de um sonho férreo!
Não estou em festa, mas gostaria de coroar-me de flores;
Não me encontro eu só? Mas algo apaziguador deve
Aproximar-se de mim vindo de longe e sou forçado a sorrir e a admirar-me
Por experimentar alegria no meio de tão grande sofrimento.
(tradução de Maria Teresa Furtado)
Friedrich Hölderlin
Pranto
2
De nada serve, ó deuses da morte, enquanto tiverdes
Em vosso poder, prisioneiro,o homem acossado pelo destino,
Enquanto, no vosso furor, o tiverdes lançado na noite tenebrosa,
De nada serve então procurar-vos, suplicar-vos ou queixarmo-nos,
Ou viver pacientemente neste desterro de temor,
E escutar sorrindo o vosso canto sóbrio.
Se assim for, esquece a tua felicidade e dormita silenciosamente.
No entanto brota no teu peito uma réstea de esperança,
Tu ainda não podes, ó minha alma! Não podes ainda
Habituar-te e sonhas dentro de um sonho férreo!
Não estou em festa, mas gostaria de coroar-me de flores;
Não me encontro eu só? Mas algo apaziguador deve
Aproximar-se de mim vindo de longe e sou forçado a sorrir e a admirar-me
Por experimentar alegria no meio de tão grande sofrimento.
(tradução de Maria Teresa Furtado)
Alejandra Pizarnik
La jaula
No es más que un sol
pero los hombres lo miran
y después cantan.
Yo no sé del sol.
Yo sé de la melodía del ángel
y el sermón caliente
del último viento.
Sé gritar hasta el alba
cuando la muerte se posa desnuda
en mi sombra.
Yo lloro debajo de mi nombre.
Yo agito pañuelos en la noche
y barcos sedientos de realidad
bailan conmigo.
Yo oculto clavos
para escarnecer a mis sueños enfermos.
Afuera hay sol.
Yo me visto de cenizas.
Isabel Cristina Pires
A raposa de Saint-Éxupery
Do alto da
colina desenhada a raposa profereo seu
apprivoise-moi, mata-me o olhar, o pensamento,mata-me por
dentro, arranca de mim o respirarde todos os azuis e
o tempo anterior em que eu não soube.Envenena
os trigais com a tua ausênciae eu morrerei
também se os habitares.Seguir-te-ei no vermelho do
desertoonde as serpentes sonham e se escondem,nas colinas
amargas da cidade, no verde tardiodas marés. Não
existo senão no fim do mundo,não existo senão nesta
cadência que soa pelo are desce os montes e inunda com
força a terra planaaté que nada exista. Não tenho
coraçãosenão para que tu o apunhales e vires a lâmina para o
sole digas, ei-lo, o escarlate inútil deste amor
apprivoisé,a imensa distância da paixão, o desprezoda
morte que apodrece. Cresço de repente e sem
traição.E tudo começou pela tua ausência.
Isabel Cristina Pires
A raposa de Saint-Éxupery
Do alto da
colina desenhada a raposa profereo seu
apprivoise-moi, mata-me o olhar, o pensamento,mata-me por
dentro, arranca de mim o respirarde todos os azuis e
o tempo anterior em que eu não soube.Envenena
os trigais com a tua ausênciae eu morrerei
também se os habitares.Seguir-te-ei no vermelho do
desertoonde as serpentes sonham e se escondem,nas colinas
amargas da cidade, no verde tardiodas marés. Não
existo senão no fim do mundo,não existo senão nesta
cadência que soa pelo are desce os montes e inunda com
força a terra planaaté que nada exista. Não tenho
coraçãosenão para que tu o apunhales e vires a lâmina para o
sole digas, ei-lo, o escarlate inútil deste amor
apprivoisé,a imensa distância da paixão, o desprezoda
morte que apodrece. Cresço de repente e sem
traição.E tudo começou pela tua ausência.
Daniel Faria
É por isso que adormeço numa luz em movimento
E escolho um espaço para ver o espaço de frente
A sua cor de silêncio nocturno e desenho
Uma maneira quieta de estar nele tranquilo
Há nesse espaço uma fonte ,um animal que desperta
Uma criança que navega com as próprias mãos.
Bebo com as mãos juntas.
Há uma voz que bebo.Há um espaço entra as mãos mas não perco
A sede.A água multiplica-se porque o tiro do coração
Que escuta.
Há um espaço no corpo que pode ser um lugar.
À sombra posso olhá-lo até o ver
Posso tocar as chagas no corpo
E posso beber dele morrendo
Nele como quem entra de tanto
O desejar.
de Homens Que São Como Lugares Mal Situados(1998)
Daniel Faria
É por isso que adormeço numa luz em movimento
E escolho um espaço para ver o espaço de frente
A sua cor de silêncio nocturno e desenho
Uma maneira quieta de estar nele tranquilo
Há nesse espaço uma fonte ,um animal que desperta
Uma criança que navega com as próprias mãos.
Bebo com as mãos juntas.
Há uma voz que bebo.Há um espaço entra as mãos mas não perco
A sede.A água multiplica-se porque o tiro do coração
Que escuta.
Há um espaço no corpo que pode ser um lugar.
À sombra posso olhá-lo até o ver
Posso tocar as chagas no corpo
E posso beber dele morrendo
Nele como quem entra de tanto
O desejar.
de Homens Que São Como Lugares Mal Situados(1998)
Luis Cernuda
La Libertad tú la conoces
La libertad no la conoces
La libertad es un deseo
La libertad es estar preso
Preso en un cuerpo que no es mío
En unos brazos, una boca,
Una boca que bebe nuestra vida,
Lentamente, una muerte.
La libertad es una muerte,
Una muerte es nacer en otro espíritu,
Un espíritu, un hombre, es un deseo,
Un deseo es amor por libertarse.
La libertad, la libertad,
La libertad es un olvido,
En otro cuerpo, es un olvido,
Es un amor la libertad.
Libértame o me muero.
Josefina Plá
Soy
Carne transida, opaco ventanal de tristeza,
agua que huye del cielo en perpetuo temblor;
vaso que no ha sabido colmarse de pureza
ni abrirse ancho a los negros raudales del horror.
¡Ojos que no sirvieron para mirar la muerte,
boca que no ha rendido su gran beso de amor!
Manos como dos alas heridas: ¡diestra inerte
que no consigue alzarse a zona de fulgor!
Planta errátil e incierta, cobarde ante el abrojo,
reacia al duro viaje, esquiva al culto fiel;
¡rodillas que el placer no hincó ante su altar rojo,
mas que el remordimiento no ha logrado vencer!
Garganta temerosa del entrañable grito
que desnuda la carne del último dolor:
¡lengua que es como piedra al dulzor infinito
de la verdad postrera dormida en la pasión!
Haz de inútiles rosas, agostándose en sombra,
pozo oculto que nunca abrevó una gran sed;
prado que no ha podido amansarse en alfombra,
¡pedazo de la muerte, que no se sabe ver!
Josefina Plá
Soy
Carne transida, opaco ventanal de tristeza,
agua que huye del cielo en perpetuo temblor;
vaso que no ha sabido colmarse de pureza
ni abrirse ancho a los negros raudales del horror.
¡Ojos que no sirvieron para mirar la muerte,
boca que no ha rendido su gran beso de amor!
Manos como dos alas heridas: ¡diestra inerte
que no consigue alzarse a zona de fulgor!
Planta errátil e incierta, cobarde ante el abrojo,
reacia al duro viaje, esquiva al culto fiel;
¡rodillas que el placer no hincó ante su altar rojo,
mas que el remordimiento no ha logrado vencer!
Garganta temerosa del entrañable grito
que desnuda la carne del último dolor:
¡lengua que es como piedra al dulzor infinito
de la verdad postrera dormida en la pasión!
Haz de inútiles rosas, agostándose en sombra,
pozo oculto que nunca abrevó una gran sed;
prado que no ha podido amansarse en alfombra,
¡pedazo de la muerte, que no se sabe ver!
Philip Larkin
I work all day, and get half-drunk at night
Waking at four to soundless dark, I stare.
In time the curtain-edges will grow light.
Till then I see whats really always there:
Unresting death, a whole day nearer now,
Making all thought impossible but how
And where and when I shall myself die.
Arid interrogation: yet the dread
Of dying, and being dead,
Flashes afresh to hold and horrify.
The mind blanks at the glare. Not in remorse
-- The good not done, the love not givenn, time
Torn off unused -- nor wretchedly because
An only life can take so long to climb
Clear of its wrong beginnings, and may never;
But the total emptiness for ever,
The sure extinction that we travel to
And shall be lost in always. Not to be here,
Not to be anywhere,
And soon; nothing more terrible, nothing more true.
This is a special way of being afraid
No trick dispels. Religion used to try,
That vast moth-eaten musical brocade
Created to pretend we never die,
And specious stuff that says No rational being
Can fear a thing it will not feel, not seeing
That this is what we fear -- no sight, no sound,
No touch or taste or smell, nothing to think with,
Nothing to love or link with,
The anaesthetic from which none come round.
And so it stays just on the edge of vision,
A small unfocused blur, a standing chill
That slows each impulse down to indecision.
Most things may never happen: this one will,
And realisation of its rages out
In furnace-fear when we are caught without
People or drink. Courage is no good:
It means not scaring others. Being brave
Lets no one off the grave.
Death is no different whined at than withstood.
Slowly light strengthens, and the room takes shape.
It stands plain as a wardrobe, what we know,
Have always known, know that we cant escape,
Yet cant accept. One side will have to go.
Meanwhile telephones crouch, getting ready to ring
In locked-up offices, and all the uncaring
Intricate rented world beings to rouse.
The sky is white as clay, with no sun.
Work has to be done.
Postmen like doctors go from house to house.
Philip Larkin
I work all day, and get half-drunk at night
Waking at four to soundless dark, I stare.
In time the curtain-edges will grow light.
Till then I see whats really always there:
Unresting death, a whole day nearer now,
Making all thought impossible but how
And where and when I shall myself die.
Arid interrogation: yet the dread
Of dying, and being dead,
Flashes afresh to hold and horrify.
The mind blanks at the glare. Not in remorse
-- The good not done, the love not givenn, time
Torn off unused -- nor wretchedly because
An only life can take so long to climb
Clear of its wrong beginnings, and may never;
But the total emptiness for ever,
The sure extinction that we travel to
And shall be lost in always. Not to be here,
Not to be anywhere,
And soon; nothing more terrible, nothing more true.
This is a special way of being afraid
No trick dispels. Religion used to try,
That vast moth-eaten musical brocade
Created to pretend we never die,
And specious stuff that says No rational being
Can fear a thing it will not feel, not seeing
That this is what we fear -- no sight, no sound,
No touch or taste or smell, nothing to think with,
Nothing to love or link with,
The anaesthetic from which none come round.
And so it stays just on the edge of vision,
A small unfocused blur, a standing chill
That slows each impulse down to indecision.
Most things may never happen: this one will,
And realisation of its rages out
In furnace-fear when we are caught without
People or drink. Courage is no good:
It means not scaring others. Being brave
Lets no one off the grave.
Death is no different whined at than withstood.
Slowly light strengthens, and the room takes shape.
It stands plain as a wardrobe, what we know,
Have always known, know that we cant escape,
Yet cant accept. One side will have to go.
Meanwhile telephones crouch, getting ready to ring
In locked-up offices, and all the uncaring
Intricate rented world beings to rouse.
The sky is white as clay, with no sun.
Work has to be done.
Postmen like doctors go from house to house.
Dylan Thomas
Do not go gentle into that good night
Do not go gentle into that good night,
Old age should burn and rave at close of day;
Rage, rage against the dying of the light.
Though wise men at their end know dark is right,
Because their words had forked no lightning they
Do not go gentle into that good night.
Good men, the last wave by, crying how bright
Their frail deeds might have danced in a green bay,
Rage, rage against the dying of the light.
Wild men who caught and sang the sun in flight,
And learn, too late, they grieved it on its way,
Do not go gentle into that good night.
Grave men, near death, who see with blinding sight
Blind eyes could blaze like meteors and be gay,
Rage, rage against the dying of the light.
And you, my father, there on the sad height,
Curse, bless, me now with your fierce tears, I pray.
Do not go gentle into that good night.
Rage, rage against the dying of the light.
Ângelo de Lima
Eu ontem vi-te…
Do teu olhar,
Que me seduz
A divagar
Em torno a mim.
E então pedi-te,
Não que me olhasses,
Mas que afastasses,
Um poucochinho,
Do meu caminho,
Um tal fulgor
De medo, amor,
Que me cegasse,
Me deslumbrasse,
Fulgor assim.
Amílcar Dória
When You are Old
When you are old and grey and full of sleep,
And nodding by the fire, take down this book,
And slowly read, and dream of the soft look
Your eyes had once, and of their shadows deep;
How many loved your moments of glad grace,
And loved your beauty with love false or true,
But one man loved the pilgrim soul in you,
And loved the sorrows of your changing face;
And bending down beside the glowing bars,
Murmur, a little sadly, how Love fled
And paced upon the mountains overhead
And hid his face amid a crowd of stars.
Paul Verlaine
Chanson dautomne
Les sanglots longs
Des violons
De lautomne
Blessent mon coeur
Dune langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne lheure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je men vais
Au vent mauvais
Qui memporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
Paul Verlaine
Chanson dautomne
Les sanglots longs
Des violons
De lautomne
Blessent mon coeur
Dune langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne lheure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je men vais
Au vent mauvais
Qui memporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
Henri Michaux
Labyrinthe
Labyrinthe, la vie, labyrinthe, la mort
Labyrinthe sans fin, dit le Maître de Ho.
Tout enfonce, rien ne libère.
Le suicidé renaît à une nouvelle souffrance.
La prison ouvre sur une prison
Le couloir ouvre un autre couloir:
Celui qui croit dérouler le rouleau de sa vie
Ne déroule rien de tout.
Rien ne débouche nulle part
Les siècles aussi vivent sous terre, dit le Maître de Ho.
Daniel Faria
Magoa ver a magnólia cair Acredita
sobre ela.A tempestade.
As plantas são tão frágeis como as cabanas dos homens.
Somos muito frágeis os dois neste poema
com o relâmpago,a cabana,com a magnólia aos ombros
sem nenhum terreno pulmonar intacto
para depois de nos olharmos um de nós dizer
plantêmo-la aqui-aqui
é o meu pulso,a minha boca
é a retina com que procuras,é a madeira da porta
com que te fechas em casa.Prometo-te
eu nunca vou fechar os olhos
as mãos.
de Dos Líquidos (2000)