Poemas neste tema
Vida e Existência
Eugénio de Andrade
Ignoro o que seja a flor da água
mas conheço o seu aroma:
depois das primeiras chuvas
sobe ao terraço,
entra nu pela varanda,
o corpo inda molhado
procura o nosso corpo e começa a tremer:
então é como se na sua boca
um resto de imortalidade
nos fosse dado a beber,
e toda a música da terra,
toda a música do céu fosse nossa,
até ao fim do mundo,
até amanhecer.
de Branco No Branco
depois das primeiras chuvas
sobe ao terraço,
entra nu pela varanda,
o corpo inda molhado
procura o nosso corpo e começa a tremer:
então é como se na sua boca
um resto de imortalidade
nos fosse dado a beber,
e toda a música da terra,
toda a música do céu fosse nossa,
até ao fim do mundo,
até amanhecer.
de Branco No Branco
6 569
1
João José Cochofel
Paraíso Perdido
Que vens aqui fazer, espírito velho
de tudo o que foi perdido
e nunca mais achei?
Então...
ainda eu olhava o mundo
com meus olhos de manhãs azuis,
e nos lábios
havia ainda a ternura dos beijos moços
como a relva dos prados.
Foi mais tarde...
que a vida me entardeceu.
(Tardes enevoadas e frias,
abandonadas,
ermas
tristes como eu... )
Foi mais tarde...
que a tal desgraça se deu.
de tudo o que foi perdido
e nunca mais achei?
Então...
ainda eu olhava o mundo
com meus olhos de manhãs azuis,
e nos lábios
havia ainda a ternura dos beijos moços
como a relva dos prados.
Foi mais tarde...
que a vida me entardeceu.
(Tardes enevoadas e frias,
abandonadas,
ermas
tristes como eu... )
Foi mais tarde...
que a tal desgraça se deu.
1 475
1
Judas Isgorogota
Os Pêssegos
Mando-te, amor, uns pêssegos, dourados,
aureolados de cetíneos fios;
tenros como os teus seios, perfumados,
frágeis, sedosos, tépidos, macios ...
Lembra teu colo, de veludo-rosa,
a polpa suave, sedutora, amena,
de indizível doçura, capitosa,
como o teu lábio de mulher morena...
Qual se de nétar fabricada fosse,
tem o sabor divino da ambrosia;
doce como os teus olhos, juraria
que só o sorriso teu é assim tão doce...
Toma-os nos braços teus, com tais cuidados
e de maneira tal todos unindo,
que, maduros que estão, de sazonados
não se vão machucando e diluindo...
Mas, abraçando-os, com efetivo encanto,
faze que os seios túrgidos, rosados,
juntos, agora, aos pêssegos dourados,
não se misturem nem se igualem tanto...
Não sorrias, amor, de meus receios...
Evitarás, assim, que estas amenas
visões, tão lindas — pêssegos e seios —
não me pareçam pêssegos, apenas...
aureolados de cetíneos fios;
tenros como os teus seios, perfumados,
frágeis, sedosos, tépidos, macios ...
Lembra teu colo, de veludo-rosa,
a polpa suave, sedutora, amena,
de indizível doçura, capitosa,
como o teu lábio de mulher morena...
Qual se de nétar fabricada fosse,
tem o sabor divino da ambrosia;
doce como os teus olhos, juraria
que só o sorriso teu é assim tão doce...
Toma-os nos braços teus, com tais cuidados
e de maneira tal todos unindo,
que, maduros que estão, de sazonados
não se vão machucando e diluindo...
Mas, abraçando-os, com efetivo encanto,
faze que os seios túrgidos, rosados,
juntos, agora, aos pêssegos dourados,
não se misturem nem se igualem tanto...
Não sorrias, amor, de meus receios...
Evitarás, assim, que estas amenas
visões, tão lindas — pêssegos e seios —
não me pareçam pêssegos, apenas...
1 637
1
Miguel de Unamuno
El cuerpo canta
El cuerpo canta
El cuerpo canta;
la sangre aúlla;
la tierra charla;
la mar murmura;
el cielo calla
y el hombre escucha.
El cuerpo canta;
la sangre aúlla;
la tierra charla;
la mar murmura;
el cielo calla
y el hombre escucha.
1 429
1
Florbela Espanca
A Noite Desce...
Como pálpebras roxas que tombassem
Sobre uns olhos cansados, carinhosas,
A noite desce... Ah! doces mãos piedosas
Que os meus olhos tristíssimos fechassem!
Assim mãos de bondade me beijassem!
Assim me adormecessem! Caridosas
Em braçados de lírios, de mimosas,
No crepúsculo que desce me enterrassem!
A noite em sombra e fumo se desfaz...
Perfume de baunilha ou de lilás,
A noite põe-me embriagada, louca!
E a noite vai descendo, sempre calma...
Meu doce Amor tu beijas a minh’alma
Beijando nesta hora a minha boca!
Sobre uns olhos cansados, carinhosas,
A noite desce... Ah! doces mãos piedosas
Que os meus olhos tristíssimos fechassem!
Assim mãos de bondade me beijassem!
Assim me adormecessem! Caridosas
Em braçados de lírios, de mimosas,
No crepúsculo que desce me enterrassem!
A noite em sombra e fumo se desfaz...
Perfume de baunilha ou de lilás,
A noite põe-me embriagada, louca!
E a noite vai descendo, sempre calma...
Meu doce Amor tu beijas a minh’alma
Beijando nesta hora a minha boca!
6 926
1
René Char
Commune Presence
Commune Presence
Tu es pressé décrire,
Comme si tu étais en retard sur la vie.
Sil en est ainsi fais cortège à tes sources.
Hâte-toi.
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance.
Effectivement tu es en retard sur la vie,
La vie inexprimable,
La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de tunir,
Celle qui test refusée chaque jour par les êtres et par les choses,
Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
Au bout de combats sans merci.
Hors delle, tout nest quagonie soumise, fin grossière.
Si tu rencontres la mort durant ton labeur,
Reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride,
En tinclinant.
Si tu veux rire,
Offre ta soumission,
Jamais tes armes.
Tu as été créé pour des moments peu communs.
Modifie-toi, disparais sans regret
Au gré de la rigueur suave.
Quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit
Sans interruption,
Sans égarement.
Essaime la poussière
Nul ne décèlera votre union.
Tu es pressé décrire,
Comme si tu étais en retard sur la vie.
Sil en est ainsi fais cortège à tes sources.
Hâte-toi.
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance.
Effectivement tu es en retard sur la vie,
La vie inexprimable,
La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de tunir,
Celle qui test refusée chaque jour par les êtres et par les choses,
Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
Au bout de combats sans merci.
Hors delle, tout nest quagonie soumise, fin grossière.
Si tu rencontres la mort durant ton labeur,
Reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride,
En tinclinant.
Si tu veux rire,
Offre ta soumission,
Jamais tes armes.
Tu as été créé pour des moments peu communs.
Modifie-toi, disparais sans regret
Au gré de la rigueur suave.
Quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit
Sans interruption,
Sans égarement.
Essaime la poussière
Nul ne décèlera votre union.
1 682
1
René Char
Commune Presence
Commune Presence
Tu es pressé décrire,
Comme si tu étais en retard sur la vie.
Sil en est ainsi fais cortège à tes sources.
Hâte-toi.
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance.
Effectivement tu es en retard sur la vie,
La vie inexprimable,
La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de tunir,
Celle qui test refusée chaque jour par les êtres et par les choses,
Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
Au bout de combats sans merci.
Hors delle, tout nest quagonie soumise, fin grossière.
Si tu rencontres la mort durant ton labeur,
Reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride,
En tinclinant.
Si tu veux rire,
Offre ta soumission,
Jamais tes armes.
Tu as été créé pour des moments peu communs.
Modifie-toi, disparais sans regret
Au gré de la rigueur suave.
Quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit
Sans interruption,
Sans égarement.
Essaime la poussière
Nul ne décèlera votre union.
Tu es pressé décrire,
Comme si tu étais en retard sur la vie.
Sil en est ainsi fais cortège à tes sources.
Hâte-toi.
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance.
Effectivement tu es en retard sur la vie,
La vie inexprimable,
La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de tunir,
Celle qui test refusée chaque jour par les êtres et par les choses,
Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
Au bout de combats sans merci.
Hors delle, tout nest quagonie soumise, fin grossière.
Si tu rencontres la mort durant ton labeur,
Reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride,
En tinclinant.
Si tu veux rire,
Offre ta soumission,
Jamais tes armes.
Tu as été créé pour des moments peu communs.
Modifie-toi, disparais sans regret
Au gré de la rigueur suave.
Quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit
Sans interruption,
Sans égarement.
Essaime la poussière
Nul ne décèlera votre union.
1 682
1
René Char
Commune Presence
Commune Presence
Tu es pressé décrire,
Comme si tu étais en retard sur la vie.
Sil en est ainsi fais cortège à tes sources.
Hâte-toi.
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance.
Effectivement tu es en retard sur la vie,
La vie inexprimable,
La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de tunir,
Celle qui test refusée chaque jour par les êtres et par les choses,
Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
Au bout de combats sans merci.
Hors delle, tout nest quagonie soumise, fin grossière.
Si tu rencontres la mort durant ton labeur,
Reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride,
En tinclinant.
Si tu veux rire,
Offre ta soumission,
Jamais tes armes.
Tu as été créé pour des moments peu communs.
Modifie-toi, disparais sans regret
Au gré de la rigueur suave.
Quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit
Sans interruption,
Sans égarement.
Essaime la poussière
Nul ne décèlera votre union.
Tu es pressé décrire,
Comme si tu étais en retard sur la vie.
Sil en est ainsi fais cortège à tes sources.
Hâte-toi.
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance.
Effectivement tu es en retard sur la vie,
La vie inexprimable,
La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de tunir,
Celle qui test refusée chaque jour par les êtres et par les choses,
Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
Au bout de combats sans merci.
Hors delle, tout nest quagonie soumise, fin grossière.
Si tu rencontres la mort durant ton labeur,
Reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride,
En tinclinant.
Si tu veux rire,
Offre ta soumission,
Jamais tes armes.
Tu as été créé pour des moments peu communs.
Modifie-toi, disparais sans regret
Au gré de la rigueur suave.
Quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit
Sans interruption,
Sans égarement.
Essaime la poussière
Nul ne décèlera votre union.
1 682
1
Daniel Faria
Cruz,rosa
Cruz,rosa
Dos ventos sem direcção que não seja o centro.Coluna
Sustentada pelos braços como um amigo que chega.Rosa
De orvalho e sangue para o corpo trepassado de sede.Árvore
Que bebe do homem.Árvore
Em silêncio onde escutamos a palavra
Em carne viva.Verbo
Tão inteiro que se fez espelho
de Homens Que São Como Lugares Mal Situados(1998)
Dos ventos sem direcção que não seja o centro.Coluna
Sustentada pelos braços como um amigo que chega.Rosa
De orvalho e sangue para o corpo trepassado de sede.Árvore
Que bebe do homem.Árvore
Em silêncio onde escutamos a palavra
Em carne viva.Verbo
Tão inteiro que se fez espelho
de Homens Que São Como Lugares Mal Situados(1998)
2 807
1
João José Cochofel
Breve
Breve
o tão que fote
o pudor de sê-lo.
Breve
o laço vermelho
dado no cabelo.
Breve
a flor que abriu
e o sol mudou.
Breve
tanto sonho findo
que a vida pisou.
o tão que fote
o pudor de sê-lo.
Breve
o laço vermelho
dado no cabelo.
Breve
a flor que abriu
e o sol mudou.
Breve
tanto sonho findo
que a vida pisou.
1 728
1
Rafael Alberti
Si mi voz muriera en tierra
Si mi voz muriera en tierra
llevadla al nivel del mar
y dejadla en la ribera.
Llevadla al nivel del mar
y nombardla capitana
de un blanco bajel de guerra.
¡Oh mi voz condecorada
con la insignia marinera:
sobre el corazón un ancla
y sobre el ancla una estrella
y sobre la estrella el viento
y sobre el viento la vela!
llevadla al nivel del mar
y dejadla en la ribera.
Llevadla al nivel del mar
y nombardla capitana
de un blanco bajel de guerra.
¡Oh mi voz condecorada
con la insignia marinera:
sobre el corazón un ancla
y sobre el ancla una estrella
y sobre la estrella el viento
y sobre el viento la vela!
2 194
1
Daniel Faria
Se fores pela direita
Se fores pela direita
Olharei em redor
Se fores pela esquerda e descansares
Olharei em redor
O meu olhar há-de acompanhar-te
Como a poeira à volta dos teus pés
Se desceres à planície
E fizeres a tenda com o véu da mulher
Não desviarei o olhar
Não dividirei a túnica
Se fores pelo centro de ti mesmo
Tactearei
Abrirei a mão e estarás próximo
Basta respirares
E olharei em redor
de Homens Que São Como Lugares Mal Situados(1998)
Olharei em redor
Se fores pela esquerda e descansares
Olharei em redor
O meu olhar há-de acompanhar-te
Como a poeira à volta dos teus pés
Se desceres à planície
E fizeres a tenda com o véu da mulher
Não desviarei o olhar
Não dividirei a túnica
Se fores pelo centro de ti mesmo
Tactearei
Abrirei a mão e estarás próximo
Basta respirares
E olharei em redor
de Homens Que São Como Lugares Mal Situados(1998)
2 102
1
Gilka Machado
O Retrato fiel
O Retrato fiel
Não creias nos meus retratos,
nenhum deles me revela,
ai, não me julgues assim!
Minha cara verdadeira
fugiu às penas do corpo,
ficou isenta da vida.
Toda milnha faceirice
e minha vaidade toda
estão na sonora face;
naquela que não foi vista
e que paira, levitando,
em meio a um mundo de cegos.
Os meus retratos são vários
e neles não terás nunca
o meu rosto de poesia.
Não olhes os meus retratos,
nem me suponhas em mim.
Não creias nos meus retratos,
nenhum deles me revela,
ai, não me julgues assim!
Minha cara verdadeira
fugiu às penas do corpo,
ficou isenta da vida.
Toda milnha faceirice
e minha vaidade toda
estão na sonora face;
naquela que não foi vista
e que paira, levitando,
em meio a um mundo de cegos.
Os meus retratos são vários
e neles não terás nunca
o meu rosto de poesia.
Não olhes os meus retratos,
nem me suponhas em mim.
1 960
1
João Maimona
Poema para Carlos Drummond de Andrade
No meio do caminho tinha uma pedra.
C.D.A.
É útil redizer as coisas
as coisas que tu não viste
no caminho das coisas
no meio de teu caminho.
Fechaste os teus dois olhos
ao bouquet de palavras
que estava a arder na ponta do caminho
o caminho que esplende os teus dois olhos.
Anuviaste a linguagem de teus olhos
diante da gramática da esperança
escrita com as manchas de teus pés descalços
ao percorrer o caminho das coisas.
Fechaste os teus dois olhos
aos ombros do corpo do caminho
e apenas viste apenas uma pedra
no meio do caminho.
No caminho doloroso das coisas.
C.D.A.
É útil redizer as coisas
as coisas que tu não viste
no caminho das coisas
no meio de teu caminho.
Fechaste os teus dois olhos
ao bouquet de palavras
que estava a arder na ponta do caminho
o caminho que esplende os teus dois olhos.
Anuviaste a linguagem de teus olhos
diante da gramática da esperança
escrita com as manchas de teus pés descalços
ao percorrer o caminho das coisas.
Fechaste os teus dois olhos
aos ombros do corpo do caminho
e apenas viste apenas uma pedra
no meio do caminho.
No caminho doloroso das coisas.
1 764
1
Judas Isgorogota
Recompensa
Certa manhã deixei a minha casa...
Cinco e meia, talvez,
Talvez seis horas da manhã da vida...
Um sol vermelho, de um vermelho brasa,
Por sobre a estrada adormecida,
Em completa mudez,
Derramava-se todo
Numa tonalidade futurista...
Era manhã quando saí de casa...
E o sol, vermelho, de zarcão, dizia:
— "Para onde vai esse menino doido
Que nem espera que lhe venha o dia?"
Cheio de minha fé, saí disposto
Para a conquista
Da primeira curva
Do caminho; porém,
Logo à tardinha o sol esmaeceu
E eu vi que havia rugas em meu rosto
E a minha vista
Já ficava turva
Como a vista do sol que envelheceu...
E passo a passo, envelheci também...
De volta, meus sonhos apagados,
Joelhos vertendo dor, pés descarnados,
Sem um gesto, entretanto, de revolta,
Ando à procura de uma cova rasa
Onde eu, mártir da fé, pobre e infeliz,
Possa, enfim, encontrar a recompensa
De uma conquista imensa
Que não fiz!
Era manhã quando saí de casa...
Cinco e meia, talvez,
Talvez seis horas da manhã da vida...
Um sol vermelho, de um vermelho brasa,
Por sobre a estrada adormecida,
Em completa mudez,
Derramava-se todo
Numa tonalidade futurista...
Era manhã quando saí de casa...
E o sol, vermelho, de zarcão, dizia:
— "Para onde vai esse menino doido
Que nem espera que lhe venha o dia?"
Cheio de minha fé, saí disposto
Para a conquista
Da primeira curva
Do caminho; porém,
Logo à tardinha o sol esmaeceu
E eu vi que havia rugas em meu rosto
E a minha vista
Já ficava turva
Como a vista do sol que envelheceu...
E passo a passo, envelheci também...
De volta, meus sonhos apagados,
Joelhos vertendo dor, pés descarnados,
Sem um gesto, entretanto, de revolta,
Ando à procura de uma cova rasa
Onde eu, mártir da fé, pobre e infeliz,
Possa, enfim, encontrar a recompensa
De uma conquista imensa
Que não fiz!
Era manhã quando saí de casa...
1 743
1
Judas Isgorogota
Recompensa
Certa manhã deixei a minha casa...
Cinco e meia, talvez,
Talvez seis horas da manhã da vida...
Um sol vermelho, de um vermelho brasa,
Por sobre a estrada adormecida,
Em completa mudez,
Derramava-se todo
Numa tonalidade futurista...
Era manhã quando saí de casa...
E o sol, vermelho, de zarcão, dizia:
— "Para onde vai esse menino doido
Que nem espera que lhe venha o dia?"
Cheio de minha fé, saí disposto
Para a conquista
Da primeira curva
Do caminho; porém,
Logo à tardinha o sol esmaeceu
E eu vi que havia rugas em meu rosto
E a minha vista
Já ficava turva
Como a vista do sol que envelheceu...
E passo a passo, envelheci também...
De volta, meus sonhos apagados,
Joelhos vertendo dor, pés descarnados,
Sem um gesto, entretanto, de revolta,
Ando à procura de uma cova rasa
Onde eu, mártir da fé, pobre e infeliz,
Possa, enfim, encontrar a recompensa
De uma conquista imensa
Que não fiz!
Era manhã quando saí de casa...
Cinco e meia, talvez,
Talvez seis horas da manhã da vida...
Um sol vermelho, de um vermelho brasa,
Por sobre a estrada adormecida,
Em completa mudez,
Derramava-se todo
Numa tonalidade futurista...
Era manhã quando saí de casa...
E o sol, vermelho, de zarcão, dizia:
— "Para onde vai esse menino doido
Que nem espera que lhe venha o dia?"
Cheio de minha fé, saí disposto
Para a conquista
Da primeira curva
Do caminho; porém,
Logo à tardinha o sol esmaeceu
E eu vi que havia rugas em meu rosto
E a minha vista
Já ficava turva
Como a vista do sol que envelheceu...
E passo a passo, envelheci também...
De volta, meus sonhos apagados,
Joelhos vertendo dor, pés descarnados,
Sem um gesto, entretanto, de revolta,
Ando à procura de uma cova rasa
Onde eu, mártir da fé, pobre e infeliz,
Possa, enfim, encontrar a recompensa
De uma conquista imensa
Que não fiz!
Era manhã quando saí de casa...
1 743
1
Fiama Hasse Pais Brandão
Sumário Lírico
Nesta janela de ver passar os barcos em vidraças,
começo devagar a reescrever o mundo quedo
que é o único que conheço e vivo, sei e de cor vejo.
Ninguém me deu outras formas que não minhas
mas deram-me todos juntos o cerne das palavras.
Reescrevo-me a mim própria sem outra alternativa.
E recordo-me dos outros de fora da vidraça, mudos
mas autores cada um no seu frasear, generosos
quando me reconheciam em muitos anos de vida.
Devedora sou, mesmo dos idos, de exangues vozes
caladas para sempre nos livros em que as lera.
Em tantas vidraças que espelharam caras, olhos
de cada olhar de imagens próprias de cada um.
Estava no longínquo fundo o mar redito, o sol,
os barcos na Barra, que também em vidros estavam.
Passa tu, golfinho, piloto cego, depois cadáver,
que talvez me conduzisse entre os barcos da Barra,
quando o dorso de prata e o gume passavam
nas horas visuais das manhãs de Junho e Julho minhas,
de par em par o olhar aberto ao ar do sol do sal.
Imagens que sempre ficais nestas vidraças,
emprestai vosso vidro e revérbero à luz
do farol extinto, em outras vidas que antes
narravam que eu era já nascida,
quando vos vi, farol, e vos guardei, imagens.
A cor de prata dos vultos é hoje negra, manchas
com a noite embebida, tantas vezes co-substancial.
É assim que a vidraça anoitece diante dos olhos,
diariamente somando anos, minutos indivisos.
Mas, cisco no vidro, pela lei da perspectiva, ponto.
começo devagar a reescrever o mundo quedo
que é o único que conheço e vivo, sei e de cor vejo.
Ninguém me deu outras formas que não minhas
mas deram-me todos juntos o cerne das palavras.
Reescrevo-me a mim própria sem outra alternativa.
E recordo-me dos outros de fora da vidraça, mudos
mas autores cada um no seu frasear, generosos
quando me reconheciam em muitos anos de vida.
Devedora sou, mesmo dos idos, de exangues vozes
caladas para sempre nos livros em que as lera.
Em tantas vidraças que espelharam caras, olhos
de cada olhar de imagens próprias de cada um.
Estava no longínquo fundo o mar redito, o sol,
os barcos na Barra, que também em vidros estavam.
Passa tu, golfinho, piloto cego, depois cadáver,
que talvez me conduzisse entre os barcos da Barra,
quando o dorso de prata e o gume passavam
nas horas visuais das manhãs de Junho e Julho minhas,
de par em par o olhar aberto ao ar do sol do sal.
Imagens que sempre ficais nestas vidraças,
emprestai vosso vidro e revérbero à luz
do farol extinto, em outras vidas que antes
narravam que eu era já nascida,
quando vos vi, farol, e vos guardei, imagens.
A cor de prata dos vultos é hoje negra, manchas
com a noite embebida, tantas vezes co-substancial.
É assim que a vidraça anoitece diante dos olhos,
diariamente somando anos, minutos indivisos.
Mas, cisco no vidro, pela lei da perspectiva, ponto.
2 694
1
Fiama Hasse Pais Brandão
Sumário Lírico
Nesta janela de ver passar os barcos em vidraças,
começo devagar a reescrever o mundo quedo
que é o único que conheço e vivo, sei e de cor vejo.
Ninguém me deu outras formas que não minhas
mas deram-me todos juntos o cerne das palavras.
Reescrevo-me a mim própria sem outra alternativa.
E recordo-me dos outros de fora da vidraça, mudos
mas autores cada um no seu frasear, generosos
quando me reconheciam em muitos anos de vida.
Devedora sou, mesmo dos idos, de exangues vozes
caladas para sempre nos livros em que as lera.
Em tantas vidraças que espelharam caras, olhos
de cada olhar de imagens próprias de cada um.
Estava no longínquo fundo o mar redito, o sol,
os barcos na Barra, que também em vidros estavam.
Passa tu, golfinho, piloto cego, depois cadáver,
que talvez me conduzisse entre os barcos da Barra,
quando o dorso de prata e o gume passavam
nas horas visuais das manhãs de Junho e Julho minhas,
de par em par o olhar aberto ao ar do sol do sal.
Imagens que sempre ficais nestas vidraças,
emprestai vosso vidro e revérbero à luz
do farol extinto, em outras vidas que antes
narravam que eu era já nascida,
quando vos vi, farol, e vos guardei, imagens.
A cor de prata dos vultos é hoje negra, manchas
com a noite embebida, tantas vezes co-substancial.
É assim que a vidraça anoitece diante dos olhos,
diariamente somando anos, minutos indivisos.
Mas, cisco no vidro, pela lei da perspectiva, ponto.
começo devagar a reescrever o mundo quedo
que é o único que conheço e vivo, sei e de cor vejo.
Ninguém me deu outras formas que não minhas
mas deram-me todos juntos o cerne das palavras.
Reescrevo-me a mim própria sem outra alternativa.
E recordo-me dos outros de fora da vidraça, mudos
mas autores cada um no seu frasear, generosos
quando me reconheciam em muitos anos de vida.
Devedora sou, mesmo dos idos, de exangues vozes
caladas para sempre nos livros em que as lera.
Em tantas vidraças que espelharam caras, olhos
de cada olhar de imagens próprias de cada um.
Estava no longínquo fundo o mar redito, o sol,
os barcos na Barra, que também em vidros estavam.
Passa tu, golfinho, piloto cego, depois cadáver,
que talvez me conduzisse entre os barcos da Barra,
quando o dorso de prata e o gume passavam
nas horas visuais das manhãs de Junho e Julho minhas,
de par em par o olhar aberto ao ar do sol do sal.
Imagens que sempre ficais nestas vidraças,
emprestai vosso vidro e revérbero à luz
do farol extinto, em outras vidas que antes
narravam que eu era já nascida,
quando vos vi, farol, e vos guardei, imagens.
A cor de prata dos vultos é hoje negra, manchas
com a noite embebida, tantas vezes co-substancial.
É assim que a vidraça anoitece diante dos olhos,
diariamente somando anos, minutos indivisos.
Mas, cisco no vidro, pela lei da perspectiva, ponto.
2 694
1
Jorge Macedo
Nos pés do recomeço
1
na cidade
nos pés
o recomeço
vai-se
é-se
reconstrutivo
a parede
demolida
revém
no contorno
do
dia
2
as esquinas
de tudo
entornam
seus rostos
de tempo
emerso
no sol todos os dias outro
3
crescendo
cres
cen
do
crescentes
crescem
acrescendo
rosas
chaminés
crescendo
no elã
guindastes
creem
branco rosar
rosamão
fumo não
caracóis
sim rosas
4
a cidade
nome
doutro oceano
é mais
líquida
vertiginosa
enchente
5
no elã de guindastes
semeando
hastes
no tamanho
das ânsias
o despertar
o loiro
estua
os barcos
guindados
para a dimensão rósea das rotas
na cidade
nos pés
o recomeço
vai-se
é-se
reconstrutivo
a parede
demolida
revém
no contorno
do
dia
2
as esquinas
de tudo
entornam
seus rostos
de tempo
emerso
no sol todos os dias outro
3
crescendo
cres
cen
do
crescentes
crescem
acrescendo
rosas
chaminés
crescendo
no elã
guindastes
creem
branco rosar
rosamão
fumo não
caracóis
sim rosas
4
a cidade
nome
doutro oceano
é mais
líquida
vertiginosa
enchente
5
no elã de guindastes
semeando
hastes
no tamanho
das ânsias
o despertar
o loiro
estua
os barcos
guindados
para a dimensão rósea das rotas
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1
Jorge Macedo
Nos pés do recomeço
1
na cidade
nos pés
o recomeço
vai-se
é-se
reconstrutivo
a parede
demolida
revém
no contorno
do
dia
2
as esquinas
de tudo
entornam
seus rostos
de tempo
emerso
no sol todos os dias outro
3
crescendo
cres
cen
do
crescentes
crescem
acrescendo
rosas
chaminés
crescendo
no elã
guindastes
creem
branco rosar
rosamão
fumo não
caracóis
sim rosas
4
a cidade
nome
doutro oceano
é mais
líquida
vertiginosa
enchente
5
no elã de guindastes
semeando
hastes
no tamanho
das ânsias
o despertar
o loiro
estua
os barcos
guindados
para a dimensão rósea das rotas
na cidade
nos pés
o recomeço
vai-se
é-se
reconstrutivo
a parede
demolida
revém
no contorno
do
dia
2
as esquinas
de tudo
entornam
seus rostos
de tempo
emerso
no sol todos os dias outro
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crescendo
cres
cen
do
crescentes
crescem
acrescendo
rosas
chaminés
crescendo
no elã
guindastes
creem
branco rosar
rosamão
fumo não
caracóis
sim rosas
4
a cidade
nome
doutro oceano
é mais
líquida
vertiginosa
enchente
5
no elã de guindastes
semeando
hastes
no tamanho
das ânsias
o despertar
o loiro
estua
os barcos
guindados
para a dimensão rósea das rotas
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1
Daniel Faria
Estou a um palmo da parede
Estou a um palmo da parede.Pergunto-se queres saber o que oiço-
O que disseste a Elias:Elias
O que fazes aqui?
Sim,alteio os meus olhos
Conto-te o que nunca escrevo nos muros
Junto-me aos animais com sede
Estou a um palmo do teu palmo e depois
Não estás nas águas nem na sede ou no teu nome
Estou a um palmo do teu silêncio e alteio
O silêncio.A boca mais alta do meu grito
de Dos Líquidos (2000)
O que disseste a Elias:Elias
O que fazes aqui?
Sim,alteio os meus olhos
Conto-te o que nunca escrevo nos muros
Junto-me aos animais com sede
Estou a um palmo do teu palmo e depois
Não estás nas águas nem na sede ou no teu nome
Estou a um palmo do teu silêncio e alteio
O silêncio.A boca mais alta do meu grito
de Dos Líquidos (2000)
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1
Fiama Hasse Pais Brandão
Na Rua Das Mónicas
Nos meus vinte anos,almoçar em casa de Sofia era ouvir ferver em cachão, frigir na cozinha, arfar a cafeteira da poesia.
Era ver a ama de Sofia, e de todos os filhos, de muitos versos, cuidar de muitas gerações de memórias, no lar desses versos tão caseiros.
E era beber, ali, na mesa, uma água que ,mais do que a da torneira, concitou o mar para cada copo.
Era olhar um rosto de coral(o que exorciza as Fúrias, na cozinha) um rosto de mar novo,de geografia.
Era escutar as palavras da bocado vocábulo grego para sabedoria, o que me confirma o poder dos nomes, ao serem Verbo, sobre os seres e as coisas. Era sentar-me, lado a lado, no espaço irradiante da volúvel lareira, no Outono apagada, na Primavera acesa, e com o fogaréu alimentado por papéis venais de outra política(que não a da sua humanidade), que a prudência mandava destruir no fogo.
Era entrar e sair pela porta das Mónicas, a das mulheres congregadas sob invocação da mãe de Agostinho, o que para mim celebrava também o amor de mãe, da velha ama, da Poesia.
Era ver a ama de Sofia, e de todos os filhos, de muitos versos, cuidar de muitas gerações de memórias, no lar desses versos tão caseiros.
E era beber, ali, na mesa, uma água que ,mais do que a da torneira, concitou o mar para cada copo.
Era olhar um rosto de coral(o que exorciza as Fúrias, na cozinha) um rosto de mar novo,de geografia.
Era escutar as palavras da bocado vocábulo grego para sabedoria, o que me confirma o poder dos nomes, ao serem Verbo, sobre os seres e as coisas. Era sentar-me, lado a lado, no espaço irradiante da volúvel lareira, no Outono apagada, na Primavera acesa, e com o fogaréu alimentado por papéis venais de outra política(que não a da sua humanidade), que a prudência mandava destruir no fogo.
Era entrar e sair pela porta das Mónicas, a das mulheres congregadas sob invocação da mãe de Agostinho, o que para mim celebrava também o amor de mãe, da velha ama, da Poesia.
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1
João José Cochofel
Sensibilidade
Que sensibilidade me sobe
da passada adolescência?
Que agudeza dos sentidos
me perturba a consciência?
Surge do desencanto
um mundo a que me abandono.
Tranqüilo e caricioso
como um sol de Outono.
A cor, a luz, as formas,
sinto-as de coração novo!
Em tudo desconheço
uma experiência que renovo.
Como quem sai
duma longa doença,
deslumbrado e comovido
pela convalescença.
da passada adolescência?
Que agudeza dos sentidos
me perturba a consciência?
Surge do desencanto
um mundo a que me abandono.
Tranqüilo e caricioso
como um sol de Outono.
A cor, a luz, as formas,
sinto-as de coração novo!
Em tudo desconheço
uma experiência que renovo.
Como quem sai
duma longa doença,
deslumbrado e comovido
pela convalescença.
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João José Cochofel
Sensibilidade
Que sensibilidade me sobe
da passada adolescência?
Que agudeza dos sentidos
me perturba a consciência?
Surge do desencanto
um mundo a que me abandono.
Tranqüilo e caricioso
como um sol de Outono.
A cor, a luz, as formas,
sinto-as de coração novo!
Em tudo desconheço
uma experiência que renovo.
Como quem sai
duma longa doença,
deslumbrado e comovido
pela convalescença.
da passada adolescência?
Que agudeza dos sentidos
me perturba a consciência?
Surge do desencanto
um mundo a que me abandono.
Tranqüilo e caricioso
como um sol de Outono.
A cor, a luz, as formas,
sinto-as de coração novo!
Em tudo desconheço
uma experiência que renovo.
Como quem sai
duma longa doença,
deslumbrado e comovido
pela convalescença.
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