Liste des poèmes
Explorez les poèmes de notre collection
Stances
…ÔJ’ayme à voir de beautez la branche deschargée,
A fouller le feuillage estendu par l’effort
D’automne, sans espoir leur couleur orangée
Me donne pour plaisir l’…
Vision funèbre de suzanne
. . . . . .
En vain des mains je veux
Prendre ce vent leger, cest ombre et ce nuage :
Ame fuyarde, tourne encore ces beaux yeux,
Tourne à mes cris piteux l’o…
calendrier lagunaire
j’habite une blessure sacrée
j’habite des ancêtres imaginaires
j’habite un vouloir obscur
j’habite un long silence
j’habite une soif irrémédiable
j’habi…
Depuis Akkad depuis Elam depuis Sumer
Eveilleur, arracheur,
Souffle souffert, souffle accoureur
Maître des trois chemins, tu as en face de toi un homme qui
a beaucoup marché.
Depuis
El…
dorsale bossale
il y a des volcans qui se meurent
il y a des volcans qui demeurent
il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent
il y a des volcans fous
il y a des volc…
la force de regarder demain
les baisers des météorites
le féroce dépoitraillement des volcans à partir
de jeux d’aigle
la poussée des sous-continents arc-boutés
eux aussi aux pass…
J’ai dit « pomme »...
J’ai dit «pomme» à la pomme ; elle m’a dit «mensonge» ;
Et «vautour» au vautour qui n’a pas répondu.
Dans mon livre, le soir, la comète s’allonge,
Et l’amour n’es…
Les silences d’andré du bouchet
(mé en 1924)
Dans l’obscurité du jour, tout n’est, sur cette
route, que chute, et éclats. Jusqu’d ce que le
soir ait fusé.
Cher chameau
Cher chameau
T’arrive t’il de baisser la tête. Dans quel sommeil te reposes-tu.
En face des nôtres, tes yeux calmes semblent nous donner des réponses
aux question…
À la rame
Les cieux ont la clarté solide du cristal.
Pas d’air. Sous les rocs nus dont la côte est bardée
La mer dort aujourd’hui, brûlante et débordée
Ainsi qu’une coulée …
La cathédrale
La haute cathédrale est grise, presque noire,
Et découpe un profil austère sur les cieux.
Une voix vague sort des blocs silencieux :
Dans leur langue gothique ils…
Les Constellations
Clydie, au crépuscule assise dans les fleurs,
Regarde, à l’orient, de ses beaux yeux rêveurs
Les constellations, claires géométries,
Au velours bleu du soir fixer…
Nyza chante
La famille nombreuse, et par les dieux comblée,
Tout autour de la table est encor rassemblée ;
Elyone au long col, Lydie aux seins naissants,
Nyza dont la voix tr…
Tout dort
Tout dort. Le fleuve antique entre ses quais de pierre
Semble immobile. Au loin s’espacent des beffrois.
Et sur la cité, monstre aux écailles de toits,
Le silence…
A Julie
On me demande, par les rues,
Pourquoi je vais bayant aux grues,
Fumant mon cigare au soleil,
A quoi se passe ma jeunesse,
Et depuis trois ans de paresse
A la malibran
. . . . . .
O Maria-Felicia ! le peintre et le poète
Laissent, en expirant, d’immortels héritiers ;
Jamais l’affreuse nuit ne les prend tout entiers.
A défau…
A la mi-carême (extraits)
I
Le carnaval s’en va, les roses vont éclore ;
Sur les flancs des coteaux déjà court le gazon.
Cependant du plaisir la frileuse saison
Sous ses grelots…
À mon frère, revenant d’Italie
Toits superbes ! froids monuments !
Linceul d’or sur des ossements !
Ci-gît Venise.
Là mon pauvre cœur est resté.
S’il doit m’en être rapporté,
Dieu le …
À Ninon
Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,
Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ?
L’amour, vous le savez, cause une peine extrême ;
C’est u…
ACTE I. SCENE 3.— NINON, NINETTE.
NINON
Cette voix retentit encore à mon oreille.
NINETTE
Ce baiser singulier me fait encor frémir.
NINON
Nous verrons cette nuit ; il faudra …
Chanson
J’ai dit à mon cœur, à mon faible cœur :
N’est-ce point assez d’aimer sa maîtresse ?
Et ne vois-tu pas que changer sans cesse,
C’est perdre en désirs le temps du …
Chanson de Barberine
Beau chevalier qui partez pour la guerre,
Qu’allez-vous faire
Si loin d’ici ?
Voyez-vous pas que la nuit est profonde,
Et que le monde
N’est que souci ?…
Chanson de fortunio
Si vous croyez que je vais dire
Qui j’ose aimer,
Je ne saurais, pour un empire,
Vous la nommer.
Nous allons chanter à la ronde,
Si vous voulez,
Derniers vers
L’heure de ma mort, depuis dix-huit mois,
De tous les côtés sonne à mes oreilles.
Depuis dix-huit mois d’ennuis et de veilles,
Partout je la sens, partout je la v…