Liste des poèmes
Explorez les poèmes de notre collection
Chanson
pour Pierre Mac Orlan.
C’est une chanson des bords de la Seine
Des quais de Grenelle à ceux de Bercy
Elle s’abandonne à l’eau qui la mène
Parmi le brouillard…
Ode à marcel proust
Ombre
née de la fumée de vos fumigations,
le visage et la voix
mangés
par l’usage de la nuit,
Céleste,
avec 8a rigueur, douce, me trempe dans le ju…
Pas de clef à la poésie
Pas de clef à la poésie
Pas de ciel
Pas de fond
Pas de nid
Pas de nom
Ni lieu
Ni but
Ni raison
Aucune borne
Aucun fortin…
Aimer, c’est de ne mentir plus…
Aimer, c’est de ne mentir plus.
Nulle ruse n’est nécessaire
Quand le bras chaleureux enserre
Le corps fuyant qui nous a plu.
— Crois à ma voix qui rêve…
C’est après les moments…
C’est après les moments les plus bouleversés
De l’étroite union acharnée et barbare,
Que, gisant côte à côte, et le front renversé
Je ressens ce qui nous sépare!<…
Il fera longtemps clair ce soir, les jours allongent
Il fera longtemps clair ce soir, les jours allongent.
La rumeur du jour vif se disperse et s’enfuit,
Et les arbres, surpris de ne pas voir la nuit,
Demeurent évei…
Je ne t’aime pas pour que ton esprit…
Je ne t’aime pas pour que ton esprit
Puisse être autrement que tu ne peux être ;
Ton songe distrait jamais ne pénètre
Mon cœur anxieux, dolent et surpris.
L’Empreinte
Je m’appuierai si bien et si fort à la vie,
D’une si rude étreinte et d’un tel serrement,
Qu’avant que la douceur du jour me soit ravie
Elle s’échauffera de mon e…
L’offrande à la nature
Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent,
Nul n’aura comme moi si chaudement aimé
La lumière des jours et la douceur des choses,
L’eau luisante et la ter…
La mort dit à l’homme…
Voici que vous avez assez souffert, pauvre homme,
Assez connu l’amour, le désir, le dégoût,
L’âpreté du vouloir et la torpeur des sommes.
L’orgueil d’être vivant …
La vie profonde
Être dans la nature ainsi qu’un arbre humain,
Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l’orage,
La sève universelle a…
Elle est assise au bord des saisons...
Elle est assise au bord des saisons
Et fait miroiter ses mains comme des rayons.
Elle est étrange
Et regarde ses mains que colorent les jours.
* …
En guise de fete
Le soleil luit
Le soleil luit
Le monde est complet
En quete d’une patrie
... Libre enfin
de produire de son intimité close
La succulence des fruits.
La sagesse m’à rompu les bras
La sagesse m’a rompu les bras, brisé les os
C’était une très vieille femme envieuse
Pleine d’onction, de fiel et d’eau verte
Elle m’a jeté ses douceurs 4a l…
Le tombeau des rois
... Je regarde avec étonnement
A même les noirs ossements
Luire les pierres bleues incrustées.
Quelques tragédies patiemment travaillées,
Sur la poitri…
Un bruit de soie
Un bruit de soie plus lisse que le vent
Passage de la lumière sur un paysage d’eau.
L’éclat de midi efface ta forme devant moi
Tu tremblés et luis comme un …
Une petite morte
Une petite morte
s’est couchée en travers de la porte.
Nous l’avons trouvée au matin, abattue
sur notre seuil
Comme un arbre de fougère plein de gel.
Le chien et le loup
Un Loup, des plus gloutons, ravageait la prairie,
Et dépeuplait la bergerie ;
Mais le voleur, à la course léger,
Se dérobait au chien comme au berger,
Quand …
Second chant (extrait)
Le portrait dont Colomb crayonne ici les traits
Aux doutes du Vieillard ouvre un si vaste abîme
Que, malgré lui, sa voix par ces mots les exprime.
Merveille…
Sur le Livre de la même Sainte [Sainte Thérèse], des demeures, ou château de l’âme. Sur l’air, Fi…
Esprits qui méprisant la terre,
Pour tenir une plus sainte erre,
Allez converser dans les Cieux,
Le paquet à vous seuls s’adresse,
Par cette céleste Maîtress…
Avec moi dieu-le-chien, et sa langue
Avec moi dieu-le-chien, et sa langue
qui comme un trait perce la croûte
de la double calotte en voûte
de la terre qui le démange.
Et voici le triangle …
L'arbre
Cet arbre et son frémissement
forêt sombre d’appels,
de cris,
mange le cœur obscur de la nuit.
Vinaigre et lait, le ciel, la mer,
la masse épaisse…
Poète noir
Poète noir, un sein de pucelle
te hante,
poète aigri, la vie bout
et la ville brûle,
et le ciel se résorbe en pluie,
ta plume gratte au cœur de la vie.<…