Liste des poèmes
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Tournesol
à Pierre Reverdy
La voyageuse qui traversa les Halles à la tombée de l’été
Marchait sur la pointe des pieds
Le désespoir roulait au ciel ses grands arums si…
Vigilance
A Paris la tour Saint-Jacques chancelante
Pareille à un tournesol
Du front vient quelquefois heurter la Seine et son ombre glisse imperceptiblement parmi les remorqueu…
Accours, jeune Chromis, je t’aime et je suis belle
Accours, jeune Chromis, je t’aime et je suis belle ;
Blanche comme Diane et légère comme elle,
Comme elle grande et fière ; et les bergers, le soir,
Quand, le reg…
Élégies
Ô jours de mon printemps, jours couronnés de rose…
O muses, accourez, solitaires divines…
… Je meurs. Avant le soir j’ai fini ma journée.
À peine ouve…
Hermès
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Ainsi quand de l’Euxin la Déesse étonnée
Vit du premier vaisseau son onde sillonnée,
Aux héros de la Grèce, à Colchos appelés,
Orphée expédiait l…
Iambes
Comme un dernier rayon, comme un dernier zéphyre
Animent la fin d’un beau jour,
Au pied de l’échafaud j’essaye encor ma lyre.
Peut-être est-ce bientôt mon tour.
L’Amérique
Salut, ô belle nuit, étincelante et sombre,
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Qui n’entends que la voix de mes vers, et les cris
De la rive aréneuse où se brise Thétis.
Muse…
La jeune captive
« L’épi naissant mûrit de la faux respecté ;
Sans crainte du pressoir, le pampre tout l’été
Boit les doux présents de l’aurore ;
Et moi, comme lui belle, et jeune…
La jeune Tarentine
Pleurez, doux alcyons, ô vous, oiseaux sacrés,
Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez.
Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine.
Un vaisseau la portait aux b…
La mort d’hercule
Œta, mont ennobli par cette nuit ardente,
Quand l’infidèle époux d’une épouse imprudente
Reçut de son amour un présent trop jaloux,
Victime du Centaure immolé par…
Néære
Mais telle qu’à sa mort pour la dernière fois
Un beau cygne soupire, et de sa douce voix,
De sa voix qui bientôt lui doit être ravie,
Chante, avant de partir, ses…
Néære, ne va plus te confier aux flots
Néære, ne va plus te confier aux flots
De peur d’être Déesse, et que les matelots
N’invoquent, au milieu de la tourmente amère,
La blanche Galatée et la blanche N…
Ode à Marie-Anne-Charlotte Corday
Quoi ! tandis que partout, ou sincères ou feintes,
Des lâches, des pervers, les larmes et les plaintes
Consacrent leur Marat parmi les immortels ;
Et que, p…
Pasiphaé
Tu gémis sur l’Ida, mourante, échevelée,
O reine, ô de Minos épouse désolée,
Heureuse si jamais, dans ses riches travaux.
Cérès n’eût pour le joug élevé des troup…
Sous le roc sombre et frais d’une grotte ignorée
Sous le roc sombre et frais d’une grotte ignorée,
D’où coule une onde pure aux Nymphes consacrée,
Je suivis l’autre jour un doux et triste son
Et d’un Faune plain…
Toujours ce souvenir m’attendrit et me touche
Toujours ce souvenir m’attendrit et me touche,
Quand lui-même appliquant la flûte sur ma bouche,
Riant et m’asseyant sur lui, près de son cœur,
M’appelait son riv…
Voila ce que chantait aux Naïades prochaines
Voila ce que chantait aux Naïades prochaines
Ma Muse jeune et fraîche, amante des fontaines,
Assise au fond d’un antre aux Nymphes consacré,
D’acanthe et d’aubépi…
C’est un visage
Au fond du temps, ce temps qui n’a plus rien à dire,
J’écoute le silence d’un merveilleux visage.
Il est de feuille verte, il est de feuille morte,
C’est un rien …
L’élégie
Je n’écrirai jamais l’élégie du bonheur,
Le calme poème des yeux apaisés,
La stance dorée comme un fruit qui veille
Au tendre sourire du verger des mots.
Le mort que je serai...
Le mort que je serai, dans sa prison de veines
S’agite et me dévore doucement, fil a fil ;
Il rêve d’un futur de terres et de pluies
Ou je ne serai pas, moi qui l…
A Daniel Engelbach
Le Margrave de Brandebourg m’a fait trier du sable
dans les pins
pour le ceeur de la Bétonneuse
et mon sang de ciment battait jusque dans mes songes
Les gran…
Ancienne memoire
Déja le front contre la pierre
de mille années je me souviens
De la France jeune juchée sur les collines
de la soupe épaisse et des creux d’eau dormante
Les rois-mages
Avancerons-nous aussi vite que l’étoile
La randonnée n’a-t-elle pas assez duré
Réussirons-nous enfin à l’égarer
cette étoile au milieu de la lune et des bêtes
Paris
Ô vaisseau endormi
qui m’attend
loin de moi ô Paris
mon honneur et ma fête
mon secret réchauffé