Fait paresseux en ma longue esperance

Fait paresseux en ma longue esperance,
Avec le Corps l’Esprit est tant remis,
Que l’un ne sent sa mortelle souffrance,
Et l’aultre moins congnoit ses ennemys.
Parquoy je ignore, estant d’espoir demis,
Si ce mien vivre est vitupere, ou los,
Mais je scay bien, que pour estre forclos
De ta mercy, de mon bien tu me prives :
Et par celà tu veulx, que le mal clos
Vive en l’obscur de mes tristes Archives.
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