Chanson
Tant que j’ay eu de sang, des soupirs et des larmes,
J’ay payé le tribut à vostre cruauté,
Esperant follement par ma fidélité
De vos cruelles mains faire tomber les armes.
Je n’ay plus cet espoir, mais j’ay bien connoissance
Que pour plus m’affoiblir vous m’alliez outrageant,
Ainsi qu’un fier Tyran ses sujets va chargeant,
Pour les deffaire apres avec moins de defanse.
Et bien je mourray donc : et la fin de ma vie
Sera fin de mon mal et de vostre désir.
Je mourray bien-contant de vous faire plaisir,
Mais fasché que de moy ne serez plus servie.
C’est de ce seul regret que la pointe m’entame,
Et qui fait que je meurs triste et désespéré,
Avec cêt autre soin dont je suis martyré,
Sçavoir apres ma mort que deviendra mon âme.
Sa constance et sa foy, sa despouille meurtrie,
Son martyre enduré la doit faire sauver :
Mais je crains d’autrepart de la voir réprouver,
Et damner à bon droit pour son idolâtrie.
Car en vous seulement elle avoit sa fiance,
Au plus fort des tourmens vostre nom reclamoit,
N’adoroit rien que vous et constante affermoit
Qu’il n’estoit nul salut hors de ceste créance :
Et qui plus est encor, elle est tant ostinee,
Que ceste vieille erreur ne veut point délaisser :
Et dit, pour tout confort, qu’il luy plaist de penser,
Que pour trop vous aimer elle sera damnée.
J’ay payé le tribut à vostre cruauté,
Esperant follement par ma fidélité
De vos cruelles mains faire tomber les armes.
Je n’ay plus cet espoir, mais j’ay bien connoissance
Que pour plus m’affoiblir vous m’alliez outrageant,
Ainsi qu’un fier Tyran ses sujets va chargeant,
Pour les deffaire apres avec moins de defanse.
Et bien je mourray donc : et la fin de ma vie
Sera fin de mon mal et de vostre désir.
Je mourray bien-contant de vous faire plaisir,
Mais fasché que de moy ne serez plus servie.
C’est de ce seul regret que la pointe m’entame,
Et qui fait que je meurs triste et désespéré,
Avec cêt autre soin dont je suis martyré,
Sçavoir apres ma mort que deviendra mon âme.
Sa constance et sa foy, sa despouille meurtrie,
Son martyre enduré la doit faire sauver :
Mais je crains d’autrepart de la voir réprouver,
Et damner à bon droit pour son idolâtrie.
Car en vous seulement elle avoit sa fiance,
Au plus fort des tourmens vostre nom reclamoit,
N’adoroit rien que vous et constante affermoit
Qu’il n’estoit nul salut hors de ceste créance :
Et qui plus est encor, elle est tant ostinee,
Que ceste vieille erreur ne veut point délaisser :
Et dit, pour tout confort, qu’il luy plaist de penser,
Que pour trop vous aimer elle sera damnée.
Commentaires (0)
Se connecter
pour publier un commentaire.
Pas encore de commentaires. Soyez le premier à commenter.