Ils vivaient pour définir
Ils vivaient pour définir
Quelques mots toujours les mêmes
Pour décliner l’avenir
Au présent J’aime Tu aimes
Ils meurent tout simplement
Pour un sillon sur la plaine
Pour les gerbes de froment
Pour la vendange prochaine
Pour l’amitié d’un outil
Pour la barque et sa balance
Pour ce chien et ce fusil
Qui sont toute leur chevance
Meurent-ils vraiment pour rien ?
Leur cœur le sait : il écoute
L’écho de leurs pas anciens
Sonner demain sur les routes
La liberté c’est un pas
D’homme au seuil de sa journée
C’est humble et juste compas
Qui trace sa destinée
Celui qui s’entend marcher
Circonscrit la terre entière
A l’ombre de son clocher
Son Ame vit sans frontière
Si du champ a la maison
La patrie est toute en vue
Le drapeau des horizons
Dans ses plis la continue
Qui trouve sa vérité
Dans le regard de son fréré
Celui-la sait habiter
Son cœur son peuple et sa terre
Sa vie en suivant son cours
Va dans le sens de l’histoire
Indifférente aux discours
D’un futur comminatoire
Anonyme universel
Ouvrier du temps qui dure
Il est le pain et le sel
De Phumanité obscure
Un sel qui ne s’affadit
Un pain doré d’évidence
Un homme qui ne dédit
Sa pure et simple exigence
Il veut un ciel sans barreaux
Un réel sans mauvais songe
Une histoire sans bourreaux
Un avenir sans mensonge
Il meurt pour vivre au grand air
Le jour en pleine poitrine
Le soleil à coeur ouvert
Midi : son sang illumine
A son modeste horizon
Une éternelle raison.
VERSANT DE L’AGE. 1958.
Quelques mots toujours les mêmes
Pour décliner l’avenir
Au présent J’aime Tu aimes
Ils meurent tout simplement
Pour un sillon sur la plaine
Pour les gerbes de froment
Pour la vendange prochaine
Pour l’amitié d’un outil
Pour la barque et sa balance
Pour ce chien et ce fusil
Qui sont toute leur chevance
Meurent-ils vraiment pour rien ?
Leur cœur le sait : il écoute
L’écho de leurs pas anciens
Sonner demain sur les routes
La liberté c’est un pas
D’homme au seuil de sa journée
C’est humble et juste compas
Qui trace sa destinée
Celui qui s’entend marcher
Circonscrit la terre entière
A l’ombre de son clocher
Son Ame vit sans frontière
Si du champ a la maison
La patrie est toute en vue
Le drapeau des horizons
Dans ses plis la continue
Qui trouve sa vérité
Dans le regard de son fréré
Celui-la sait habiter
Son cœur son peuple et sa terre
Sa vie en suivant son cours
Va dans le sens de l’histoire
Indifférente aux discours
D’un futur comminatoire
Anonyme universel
Ouvrier du temps qui dure
Il est le pain et le sel
De Phumanité obscure
Un sel qui ne s’affadit
Un pain doré d’évidence
Un homme qui ne dédit
Sa pure et simple exigence
Il veut un ciel sans barreaux
Un réel sans mauvais songe
Une histoire sans bourreaux
Un avenir sans mensonge
Il meurt pour vivre au grand air
Le jour en pleine poitrine
Le soleil à coeur ouvert
Midi : son sang illumine
A son modeste horizon
Une éternelle raison.
VERSANT DE L’AGE. 1958.
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