Ouy, mais ainsi qu’on voit en la guerre civile

Ouy, mais ainsi qu’on voit en la guerre civile
Les débats des plus grands, du foible et du vainqueur
De leur doubteux combat laisser tout le malheur
Au corps mort du païs, aux cendres d’une ville,

Je suis le champ sanglant où la fureur hostile
Vomit le meurtre rouge, et la scytique horreur
Qui saccage le sang, richesse de mon cœur,
Et en se débattant font leur terre stérile.

Amour, fortune, hélas! appaisez tant de traicts,
Et touchez dans la main d’une amiable paix ;
Je suis celuy pour qui vous faictes tant la guerre.

Assiste, amour, tous jours à mon cruel tourment!
Fortune, appaise toy d’un heureux changement,
Ou vous n’aurez bientost ny dispute, ny terre.
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