Livre VI, viii
L’insidieuse nuit m’a grisé trop longtemps!
Pensif à ma fenêtre,
O suave matin, je veille et je t’attends;
Hâte-toi de paraître.
Viens! au dedans de moi s’épandra ta clarté
En élément tranquille:
Ainsi l’eau te reçoit, ainsi l’obscurité
Des feuilles te distille.
O jour, ô frais rayons, immobilisez-vous,
Mirés dans mes yeux sombres,
Maintenant que mon coeur à chacun de ses coups
Se rapproche des ombres.
Pensif à ma fenêtre,
O suave matin, je veille et je t’attends;
Hâte-toi de paraître.
Viens! au dedans de moi s’épandra ta clarté
En élément tranquille:
Ainsi l’eau te reçoit, ainsi l’obscurité
Des feuilles te distille.
O jour, ô frais rayons, immobilisez-vous,
Mirés dans mes yeux sombres,
Maintenant que mon coeur à chacun de ses coups
Se rapproche des ombres.
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