Poemas neste tema
Natureza e Elementos
Alejandra Pizarnik
La jaula
Afuera hay sol.
No es más que un sol
pero los hombres lo miran
y después cantan.
Yo no sé del sol.
Yo sé de la melodía del ángel
y el sermón caliente
del último viento.
Sé gritar hasta el alba
cuando la muerte se posa desnuda
en mi sombra.
Yo lloro debajo de mi nombre.
Yo agito pañuelos en la noche
y barcos sedientos de realidad
bailan conmigo.
Yo oculto clavos
para escarnecer a mis sueños enfermos.
Afuera hay sol.
Yo me visto de cenizas.
No es más que un sol
pero los hombres lo miran
y después cantan.
Yo no sé del sol.
Yo sé de la melodía del ángel
y el sermón caliente
del último viento.
Sé gritar hasta el alba
cuando la muerte se posa desnuda
en mi sombra.
Yo lloro debajo de mi nombre.
Yo agito pañuelos en la noche
y barcos sedientos de realidad
bailan conmigo.
Yo oculto clavos
para escarnecer a mis sueños enfermos.
Afuera hay sol.
Yo me visto de cenizas.
1 857
Alejandra Pizarnik
La jaula
Afuera hay sol.
No es más que un sol
pero los hombres lo miran
y después cantan.
Yo no sé del sol.
Yo sé de la melodía del ángel
y el sermón caliente
del último viento.
Sé gritar hasta el alba
cuando la muerte se posa desnuda
en mi sombra.
Yo lloro debajo de mi nombre.
Yo agito pañuelos en la noche
y barcos sedientos de realidad
bailan conmigo.
Yo oculto clavos
para escarnecer a mis sueños enfermos.
Afuera hay sol.
Yo me visto de cenizas.
No es más que un sol
pero los hombres lo miran
y después cantan.
Yo no sé del sol.
Yo sé de la melodía del ángel
y el sermón caliente
del último viento.
Sé gritar hasta el alba
cuando la muerte se posa desnuda
en mi sombra.
Yo lloro debajo de mi nombre.
Yo agito pañuelos en la noche
y barcos sedientos de realidad
bailan conmigo.
Yo oculto clavos
para escarnecer a mis sueños enfermos.
Afuera hay sol.
Yo me visto de cenizas.
1 857
William Carlos Williams
The Red Wheelbarrow
The Red Wheelbarrow
so much depends
upon
a red wheel
barrow
glazed with rain
water
beside the white
chickens.
so much depends
upon
a red wheel
barrow
glazed with rain
water
beside the white
chickens.
931
William Carlos Williams
The Red Wheelbarrow
The Red Wheelbarrow
so much depends
upon
a red wheel
barrow
glazed with rain
water
beside the white
chickens.
so much depends
upon
a red wheel
barrow
glazed with rain
water
beside the white
chickens.
931
Ingeborg Bachmann
Manobras de Outono
Manobras de Outono
Não digo: isso foi ontem. Com insignificantes
trocos de Verão nos bolsos, estamos de novo deitados
sobre o joio do sarcasmo, nas manobras de Outono do tempo.
E a nós não nos é dada, como aos pássaros,
a retirada para o sul. À noite passam por nós
traineiras e gondolas, e por vezes
atinge-me um estilhaço de mármore impregnado de sonho,
onde a beleza me torna vulnerável, nos olhos.
Leio nos jornais muitas notícias - do frio
e suas consequências, de imprudentes e mortos,
de exilados, assassinos e meríades
de blocos de gelo, mas pouca coisa que me dê prazer.
E porque havia de dar? Ao pedinte que vem ao meio-dia
fecho-lhe a porta na cara, porque há paz
e podemos evitar essas cenas, mas não
o triste cair das folhas à chuva.
Vamos viajar! Debaixo dos ciprestes
ou de palmeiras ou nos laranjais, vamos
contemplar a preços reduzidos
inigualáveis pôr-do-sol! Vamos esquecer
as cartas ao dia de ontem, não respondidas!
O tempo faz milagres. Mas se chegar quando não nos convém,
com o bater da culpa - não estamos em casa.
Na cave do coração, desperto, encontro-me de novo
sobre o joio do sarcasmo, nas manobras de Outono do tempo.
Não digo: isso foi ontem. Com insignificantes
trocos de Verão nos bolsos, estamos de novo deitados
sobre o joio do sarcasmo, nas manobras de Outono do tempo.
E a nós não nos é dada, como aos pássaros,
a retirada para o sul. À noite passam por nós
traineiras e gondolas, e por vezes
atinge-me um estilhaço de mármore impregnado de sonho,
onde a beleza me torna vulnerável, nos olhos.
Leio nos jornais muitas notícias - do frio
e suas consequências, de imprudentes e mortos,
de exilados, assassinos e meríades
de blocos de gelo, mas pouca coisa que me dê prazer.
E porque havia de dar? Ao pedinte que vem ao meio-dia
fecho-lhe a porta na cara, porque há paz
e podemos evitar essas cenas, mas não
o triste cair das folhas à chuva.
Vamos viajar! Debaixo dos ciprestes
ou de palmeiras ou nos laranjais, vamos
contemplar a preços reduzidos
inigualáveis pôr-do-sol! Vamos esquecer
as cartas ao dia de ontem, não respondidas!
O tempo faz milagres. Mas se chegar quando não nos convém,
com o bater da culpa - não estamos em casa.
Na cave do coração, desperto, encontro-me de novo
sobre o joio do sarcasmo, nas manobras de Outono do tempo.
1 342
Alfred de Musset
Venise
Venise
Dans Venise la rouge,
Pas un bateau qui bouge,
Pas un pêcheur dans leau,
Pas un falot.
Seul, assis à la grève,
Le grand lion soulève,
Sur lhorizon serein,
Son pied dairain.
Autour de lui, par groupes,
Navires et chaloupes,
Pareils à des hérons
Couchés en ronds,
Dorment sur leau qui fume,
Et croisent dans la brume,
En légers tourbillons,
Leurs pavillons.
La lune qui sefface
Couvre son front qui passe
Dun nuage étoilé
Demi-voilé.
Ainsi, la dame abbesse
De Sainte-Croix rabaisse
Sa cape aux larges plis
Sur son surplis.
Et les palais antiques,
Et les graves portiques,
Et les blancs escaliers
Des chevaliers,
Et les ponts, et les rues,
Et les mornes statues,
Et le golfe mouvant
Qui tremble au vent,
Tout se tait, fors les gardes
Aux longues hallebardes,
Qui veillent aux créneaux
Des arsenaux.
- Ah ! maintenant plus dune
Attend, au clair de lune,
Quelque jeune muguet,
Loreille au guet.
Pour le bal quon prépare,
Plus dune qui se pare,
Met devant son miroir
Le masque noir.
Sur sa couche embaumée,
La Vanina pâmée
Presse encor son amant,
En sendormant;
Et Narcisa, la folle,
Au fond de sa gondole,
Soublie en un festin
Jusquau matin.
Et qui, dans lItalie,
Na son grain de folie ?
Qui ne garde aux amours
Ses plus beaux jours ?
Laissons la vieille horloge,
Au palais du vieux doge,
Lui compter de ses nuits
Les longs ennuis.
Comptons plutôt, ma belle,
Sur ta bouche rebelle
Tant de baisers donnés...
Ou pardonnés.
Comptons plutôt tes charmes,
Comptons les douces larmes,
Quà nos yeux a coûté
La volupté !
Dans Venise la rouge,
Pas un bateau qui bouge,
Pas un pêcheur dans leau,
Pas un falot.
Seul, assis à la grève,
Le grand lion soulève,
Sur lhorizon serein,
Son pied dairain.
Autour de lui, par groupes,
Navires et chaloupes,
Pareils à des hérons
Couchés en ronds,
Dorment sur leau qui fume,
Et croisent dans la brume,
En légers tourbillons,
Leurs pavillons.
La lune qui sefface
Couvre son front qui passe
Dun nuage étoilé
Demi-voilé.
Ainsi, la dame abbesse
De Sainte-Croix rabaisse
Sa cape aux larges plis
Sur son surplis.
Et les palais antiques,
Et les graves portiques,
Et les blancs escaliers
Des chevaliers,
Et les ponts, et les rues,
Et les mornes statues,
Et le golfe mouvant
Qui tremble au vent,
Tout se tait, fors les gardes
Aux longues hallebardes,
Qui veillent aux créneaux
Des arsenaux.
- Ah ! maintenant plus dune
Attend, au clair de lune,
Quelque jeune muguet,
Loreille au guet.
Pour le bal quon prépare,
Plus dune qui se pare,
Met devant son miroir
Le masque noir.
Sur sa couche embaumée,
La Vanina pâmée
Presse encor son amant,
En sendormant;
Et Narcisa, la folle,
Au fond de sa gondole,
Soublie en un festin
Jusquau matin.
Et qui, dans lItalie,
Na son grain de folie ?
Qui ne garde aux amours
Ses plus beaux jours ?
Laissons la vieille horloge,
Au palais du vieux doge,
Lui compter de ses nuits
Les longs ennuis.
Comptons plutôt, ma belle,
Sur ta bouche rebelle
Tant de baisers donnés...
Ou pardonnés.
Comptons plutôt tes charmes,
Comptons les douces larmes,
Quà nos yeux a coûté
La volupté !
1 843
Alfred de Musset
Venise
Venise
Dans Venise la rouge,
Pas un bateau qui bouge,
Pas un pêcheur dans leau,
Pas un falot.
Seul, assis à la grève,
Le grand lion soulève,
Sur lhorizon serein,
Son pied dairain.
Autour de lui, par groupes,
Navires et chaloupes,
Pareils à des hérons
Couchés en ronds,
Dorment sur leau qui fume,
Et croisent dans la brume,
En légers tourbillons,
Leurs pavillons.
La lune qui sefface
Couvre son front qui passe
Dun nuage étoilé
Demi-voilé.
Ainsi, la dame abbesse
De Sainte-Croix rabaisse
Sa cape aux larges plis
Sur son surplis.
Et les palais antiques,
Et les graves portiques,
Et les blancs escaliers
Des chevaliers,
Et les ponts, et les rues,
Et les mornes statues,
Et le golfe mouvant
Qui tremble au vent,
Tout se tait, fors les gardes
Aux longues hallebardes,
Qui veillent aux créneaux
Des arsenaux.
- Ah ! maintenant plus dune
Attend, au clair de lune,
Quelque jeune muguet,
Loreille au guet.
Pour le bal quon prépare,
Plus dune qui se pare,
Met devant son miroir
Le masque noir.
Sur sa couche embaumée,
La Vanina pâmée
Presse encor son amant,
En sendormant;
Et Narcisa, la folle,
Au fond de sa gondole,
Soublie en un festin
Jusquau matin.
Et qui, dans lItalie,
Na son grain de folie ?
Qui ne garde aux amours
Ses plus beaux jours ?
Laissons la vieille horloge,
Au palais du vieux doge,
Lui compter de ses nuits
Les longs ennuis.
Comptons plutôt, ma belle,
Sur ta bouche rebelle
Tant de baisers donnés...
Ou pardonnés.
Comptons plutôt tes charmes,
Comptons les douces larmes,
Quà nos yeux a coûté
La volupté !
Dans Venise la rouge,
Pas un bateau qui bouge,
Pas un pêcheur dans leau,
Pas un falot.
Seul, assis à la grève,
Le grand lion soulève,
Sur lhorizon serein,
Son pied dairain.
Autour de lui, par groupes,
Navires et chaloupes,
Pareils à des hérons
Couchés en ronds,
Dorment sur leau qui fume,
Et croisent dans la brume,
En légers tourbillons,
Leurs pavillons.
La lune qui sefface
Couvre son front qui passe
Dun nuage étoilé
Demi-voilé.
Ainsi, la dame abbesse
De Sainte-Croix rabaisse
Sa cape aux larges plis
Sur son surplis.
Et les palais antiques,
Et les graves portiques,
Et les blancs escaliers
Des chevaliers,
Et les ponts, et les rues,
Et les mornes statues,
Et le golfe mouvant
Qui tremble au vent,
Tout se tait, fors les gardes
Aux longues hallebardes,
Qui veillent aux créneaux
Des arsenaux.
- Ah ! maintenant plus dune
Attend, au clair de lune,
Quelque jeune muguet,
Loreille au guet.
Pour le bal quon prépare,
Plus dune qui se pare,
Met devant son miroir
Le masque noir.
Sur sa couche embaumée,
La Vanina pâmée
Presse encor son amant,
En sendormant;
Et Narcisa, la folle,
Au fond de sa gondole,
Soublie en un festin
Jusquau matin.
Et qui, dans lItalie,
Na son grain de folie ?
Qui ne garde aux amours
Ses plus beaux jours ?
Laissons la vieille horloge,
Au palais du vieux doge,
Lui compter de ses nuits
Les longs ennuis.
Comptons plutôt, ma belle,
Sur ta bouche rebelle
Tant de baisers donnés...
Ou pardonnés.
Comptons plutôt tes charmes,
Comptons les douces larmes,
Quà nos yeux a coûté
La volupté !
1 843
Gilson Nascimento
A morte do escorrego
Do Escorrego a bica se finou
Como cantava! Agora emudeceu
Foi o homem, bem sei, que a magoou
Insensível e forte, ele a venceu
Perdida a sombra leve do arvoredo
Os pássaros, tristonhos, debandaram
A secura e o sol lhes deram medo
Bateram asas, longe, além, pousaram
Do bambusal se foi o sombrear
Da água não ouço o forte marulhar
Na paisagem há dor, há solidão
Na serra amiga os olhos meus pousando
Antevejo-lhe o verde estertorando
A implorar a nossa proteção
Como cantava! Agora emudeceu
Foi o homem, bem sei, que a magoou
Insensível e forte, ele a venceu
Perdida a sombra leve do arvoredo
Os pássaros, tristonhos, debandaram
A secura e o sol lhes deram medo
Bateram asas, longe, além, pousaram
Do bambusal se foi o sombrear
Da água não ouço o forte marulhar
Na paisagem há dor, há solidão
Na serra amiga os olhos meus pousando
Antevejo-lhe o verde estertorando
A implorar a nossa proteção
1 000
Gilson Nascimento
A morte do escorrego
Do Escorrego a bica se finou
Como cantava! Agora emudeceu
Foi o homem, bem sei, que a magoou
Insensível e forte, ele a venceu
Perdida a sombra leve do arvoredo
Os pássaros, tristonhos, debandaram
A secura e o sol lhes deram medo
Bateram asas, longe, além, pousaram
Do bambusal se foi o sombrear
Da água não ouço o forte marulhar
Na paisagem há dor, há solidão
Na serra amiga os olhos meus pousando
Antevejo-lhe o verde estertorando
A implorar a nossa proteção
Como cantava! Agora emudeceu
Foi o homem, bem sei, que a magoou
Insensível e forte, ele a venceu
Perdida a sombra leve do arvoredo
Os pássaros, tristonhos, debandaram
A secura e o sol lhes deram medo
Bateram asas, longe, além, pousaram
Do bambusal se foi o sombrear
Da água não ouço o forte marulhar
Na paisagem há dor, há solidão
Na serra amiga os olhos meus pousando
Antevejo-lhe o verde estertorando
A implorar a nossa proteção
1 000
Ruy Cinatti
Entrei pelo mar
Entrei pelo mar mulher
açodado, a colher algas
Esqueci-me do meu mister
embalado pelas ondas.
O mar homem não se esquece
embalado pelas ondas.
açodado, a colher algas
Esqueci-me do meu mister
embalado pelas ondas.
O mar homem não se esquece
embalado pelas ondas.
2 450
Gilson Nascimento
Segundo soneto aos invernos de outrora
Voltar, olhos no tempo, vendo a chuva
Do jacaré na bica se banhar
Plantar olhos no céu, na nuvem turva
Rir e do riso ir ao gargalhar
Ver de novo seu pai, bem humorado
Tangendo a água que invadia o bar
E o povo alegre, rosto transmudado
Dizer tempo bonito! Só no olhar
Névoa a linha da serra debruando
Beijando o verde, a ele se doando
Numa carícia leve como arminho
Lembranças gratas que afloraram agora
Porque a chuva que cai, forte, lá fora
Levou-me a queridíssimo caminho
Do jacaré na bica se banhar
Plantar olhos no céu, na nuvem turva
Rir e do riso ir ao gargalhar
Ver de novo seu pai, bem humorado
Tangendo a água que invadia o bar
E o povo alegre, rosto transmudado
Dizer tempo bonito! Só no olhar
Névoa a linha da serra debruando
Beijando o verde, a ele se doando
Numa carícia leve como arminho
Lembranças gratas que afloraram agora
Porque a chuva que cai, forte, lá fora
Levou-me a queridíssimo caminho
838
Almeida Garrett
Barca bela
Pescador da barca bela,
Onde vais pescar com ela.
Que é tão bela,
Oh pescador?
Não vês que a última estrela
No céu nublado se vela?
Colhe a vela,
Oh pescador!
Deita o lanço com cautela,
Que a sereia canta bela...
Mas cautela,
Oh pescador!
Não se enrede a rede nela,
Que perdido é remo e vela
Só de vê-la,
Oh pescador.
Pescador da barca bela,
Inda é tempo, foge dela
Foge dela
Oh pescador!
Onde vais pescar com ela.
Que é tão bela,
Oh pescador?
Não vês que a última estrela
No céu nublado se vela?
Colhe a vela,
Oh pescador!
Deita o lanço com cautela,
Que a sereia canta bela...
Mas cautela,
Oh pescador!
Não se enrede a rede nela,
Que perdido é remo e vela
Só de vê-la,
Oh pescador.
Pescador da barca bela,
Inda é tempo, foge dela
Foge dela
Oh pescador!
2 513
João Maimona
Prostitutas Misérias entre Mar e Janelas
Prostitutas Misérias entre Mar e Janelas
no quadragésimo aniversário
da explosão de Hiroshima
1. Nascemos quase pelas horas quase
iluminadas pelas cortinas que
ocultam a ausência humana. E
falecemos entre as sombras da
presença humana. A palavra sentida
há de calar a dor. Devíamos ter dito
duas vezes a oração bordada - a
estreita oração que nos ensinou a
bíblia de pedra. Da palavra sentida
há de nascer o amor. As avenidas
cantam e dizem lagartos para
escurecer as noites que nos vêm da
madrugada. Na palavra sentida há de
crescer a flor. Os leões inventam
microfones que em duas línguas
dizem tudo em duas palavras para os
ouvidos de dois mundos que se
ajoelham em dois caminhos. Temos
de conhecer o mar. Temos de dançar
ao pé das janelas. E crepúsculo
estará na neve do crepúsculo que há
de vir congregado em pedras do
crepúsculo.
2. O velho continente acordou e
deixou de sonhar com as estátuas de
cinza. A América se levantou e se
contorce de recessão espacial nos
pastos que enchem os peitos do gado
com o qual havemos de alimentar os
silêncios da África. As Américas
colecionam lembranças da
escravatura. E África coleciona
lábios para beijar folhas e árvores
perdidas no deserto por habitar. Aqui
os dias caem no chão e ninguém os
quer contar. Mas de noite cantamos
os dias que se abrem. Estendidos no
chão. Espiados pela mão que para a
noite vai. A carne, a flor, o sal, o
sangue e a água se misturam para
soprar felicidade ao mar e às
janelas. Temos de conhecer o mar.
Temos de dançar ao pé das janelas.
E o crepúsculo estará na neve do
crepúsculo que há de vir congregado
em pedras de crepúsculo.
no quadragésimo aniversário
da explosão de Hiroshima
1. Nascemos quase pelas horas quase
iluminadas pelas cortinas que
ocultam a ausência humana. E
falecemos entre as sombras da
presença humana. A palavra sentida
há de calar a dor. Devíamos ter dito
duas vezes a oração bordada - a
estreita oração que nos ensinou a
bíblia de pedra. Da palavra sentida
há de nascer o amor. As avenidas
cantam e dizem lagartos para
escurecer as noites que nos vêm da
madrugada. Na palavra sentida há de
crescer a flor. Os leões inventam
microfones que em duas línguas
dizem tudo em duas palavras para os
ouvidos de dois mundos que se
ajoelham em dois caminhos. Temos
de conhecer o mar. Temos de dançar
ao pé das janelas. E crepúsculo
estará na neve do crepúsculo que há
de vir congregado em pedras do
crepúsculo.
2. O velho continente acordou e
deixou de sonhar com as estátuas de
cinza. A América se levantou e se
contorce de recessão espacial nos
pastos que enchem os peitos do gado
com o qual havemos de alimentar os
silêncios da África. As Américas
colecionam lembranças da
escravatura. E África coleciona
lábios para beijar folhas e árvores
perdidas no deserto por habitar. Aqui
os dias caem no chão e ninguém os
quer contar. Mas de noite cantamos
os dias que se abrem. Estendidos no
chão. Espiados pela mão que para a
noite vai. A carne, a flor, o sal, o
sangue e a água se misturam para
soprar felicidade ao mar e às
janelas. Temos de conhecer o mar.
Temos de dançar ao pé das janelas.
E o crepúsculo estará na neve do
crepúsculo que há de vir congregado
em pedras de crepúsculo.
1 105
Ana Hatherly
FEIGENBAUM, SEIT WIE LANGE SCHON ISTS MIR
BEDEUTEND
Figueiraó árvore que irrompes da
tua securasuportando o penoso desdobrar de teus
ramosamaldiçoadaofereces ainda a doçura de teus frutosa sombra de
tuas
folhasa firmeza do teu apego à terra Ó dura
bruta formaheroína da escassezó teimosaque
insistes e insistese nos ensinasque a vida é feita
de incessantes mortese que a nóssuas futuras
vítimasnos aguardaa todo o momentoa derrocada do
templosem nenhum outro frutoalém da amarguraÓ
doçuraporque amargas tantoa nossa tentação de florirao
mesmo tempo sendo tudo e nada ?
Figueiraó árvore que irrompes da
tua securasuportando o penoso desdobrar de teus
ramosamaldiçoadaofereces ainda a doçura de teus frutosa sombra de
tuas
folhasa firmeza do teu apego à terra Ó dura
bruta formaheroína da escassezó teimosaque
insistes e insistese nos ensinasque a vida é feita
de incessantes mortese que a nóssuas futuras
vítimasnos aguardaa todo o momentoa derrocada do
templosem nenhum outro frutoalém da amarguraÓ
doçuraporque amargas tantoa nossa tentação de florirao
mesmo tempo sendo tudo e nada ?
1 322
Gilson Nascimento
Primeiro soneto aos invernos de outrora
Os invernos de outrora não esqueço
Preciosos guardados da lembrança
Revê-los, quem me dera, a qualquer preço
Mas somente a saudade hoje os alcança
Meu rio, o Pirapora, transbordava
O céu era de um cinza carregado
O trovão noite a dentro ribombava
E o coração do povo era aguado
Quando uma chuva visitava a noite
O vento solto semelhava açoite
Ainda hoje escuto-lhe o silvar
Quando relembro esse passado agora
O homem, bem baixinho, vezes chora
E diz que ao menino quer voltar
Preciosos guardados da lembrança
Revê-los, quem me dera, a qualquer preço
Mas somente a saudade hoje os alcança
Meu rio, o Pirapora, transbordava
O céu era de um cinza carregado
O trovão noite a dentro ribombava
E o coração do povo era aguado
Quando uma chuva visitava a noite
O vento solto semelhava açoite
Ainda hoje escuto-lhe o silvar
Quando relembro esse passado agora
O homem, bem baixinho, vezes chora
E diz que ao menino quer voltar
774
Alexei Bueno
Pergunta
Será realmente a face do universo
a face da Medusa,
esta geral destruição confusa,
este criar perverso,
ou será a máscara,álgida e estrelada,
onde os cometas passam,
turva de treva,rútila de nada,
e onde olhos se espedaçam?
a face da Medusa,
esta geral destruição confusa,
este criar perverso,
ou será a máscara,álgida e estrelada,
onde os cometas passam,
turva de treva,rútila de nada,
e onde olhos se espedaçam?
1 406
Jorge Lescano
Haicai
no calor da sesta
imóvel, o gato vigia
o vôo da vespa
chuva torrencial
sob a laje de concreto
um casal de pardais
imóvel, o gato vigia
o vôo da vespa
chuva torrencial
sob a laje de concreto
um casal de pardais
1 127
Jorge Lescano
Haicai
no calor da sesta
imóvel, o gato vigia
o vôo da vespa
chuva torrencial
sob a laje de concreto
um casal de pardais
imóvel, o gato vigia
o vôo da vespa
chuva torrencial
sob a laje de concreto
um casal de pardais
1 127
Gilson Nascimento
Vento – Carinho
O mesmo vento - carinho
Que soprava antigamente
Entrando no meu caminho
Arrepia de mansinho
A nostalgia do ausente.
No arrepio toma conta
Da alma, do coração
Me percorre o corpo todo
Eu era velho, sou novo
Do vento à terna canção.
Mil saudades acordando
Num forte reavivar
Essa brisa vai girando
Ora lenta, ora acordada
A roda do recordar
Vento, pare, por favor
Deixe em paz minha emoção
Não mexa com a minha alma
O seu desejo é a calma
Jamais a recordação
Que soprava antigamente
Entrando no meu caminho
Arrepia de mansinho
A nostalgia do ausente.
No arrepio toma conta
Da alma, do coração
Me percorre o corpo todo
Eu era velho, sou novo
Do vento à terna canção.
Mil saudades acordando
Num forte reavivar
Essa brisa vai girando
Ora lenta, ora acordada
A roda do recordar
Vento, pare, por favor
Deixe em paz minha emoção
Não mexa com a minha alma
O seu desejo é a calma
Jamais a recordação
945
Gilson Nascimento
Olhando a serra
Quando te olhei, oh serra, da distância
E percebi teu verde me fitando
Cavalguei pelos longes da infância
Vi fiapos de névoa te beijando
De pássaros ouvi terno gorjeio
Do arvoredo deitei-me ao sombrear
Pensei-me numa ladeira e bem do meio
Vibrei do Pirapora ao transbordar
Das Pretinhas banhei-me no riacho
Escorreguei os olhos rio abaixo
Procurando matar minha saudade
E preso, assim, a teias do passado
O menino senti, vivo, a meu lado
E afoguei na emoção a minha idade
E percebi teu verde me fitando
Cavalguei pelos longes da infância
Vi fiapos de névoa te beijando
De pássaros ouvi terno gorjeio
Do arvoredo deitei-me ao sombrear
Pensei-me numa ladeira e bem do meio
Vibrei do Pirapora ao transbordar
Das Pretinhas banhei-me no riacho
Escorreguei os olhos rio abaixo
Procurando matar minha saudade
E preso, assim, a teias do passado
O menino senti, vivo, a meu lado
E afoguei na emoção a minha idade
1 030
Gilson Nascimento
Terceiro soneto aos invernos de outrora
Caminho que se perde no distante
Passado que eu supus haver morrido
Mas que surge, eu o sinto nesse instante
Dos pingos dessa chuva ressurgido
Cantar de chuva me comove, sim
Porque mergulha nalma sem demora
É cantiga - saudade, não tem fim
É sempre um despertar do meu outrora
Eu te bendigo, chuva boa, amiga
Minha emoção me roga que te diga
Um presente trouxeste – o meu passado
E ao te sentir de leve o abrandar
Vejo o HOJE de mim se aproximar
E do meu lume o sonho é apagado
Passado que eu supus haver morrido
Mas que surge, eu o sinto nesse instante
Dos pingos dessa chuva ressurgido
Cantar de chuva me comove, sim
Porque mergulha nalma sem demora
É cantiga - saudade, não tem fim
É sempre um despertar do meu outrora
Eu te bendigo, chuva boa, amiga
Minha emoção me roga que te diga
Um presente trouxeste – o meu passado
E ao te sentir de leve o abrandar
Vejo o HOJE de mim se aproximar
E do meu lume o sonho é apagado
889
João Maimona
As Muralhas da Noite
A mão ia para as costas da madrugada.
As mulheres estendiam as janelas da alegria
nos ouvidos onde não se apagavam as alegrias.
Entre os dentes do mar acendiam-se braços.
Os dias namoravam sob a barca do espelho.
Havia uma chuva de barcos enquanto o dia tossia.
E da chuva de barcos chegavam colchões,
camas, cadeiras, manadas de estradas perdidas
onde cantavam soldados de capacetes
por pintar no coração da meia-noite.
Eram os barcos que guardavam as muralhas
da noite que a mão ouvia nas costas
da madrugada entre os dentes do mar.
As mulheres estendiam as janelas da alegria
nos ouvidos onde não se apagavam as alegrias.
Entre os dentes do mar acendiam-se braços.
Os dias namoravam sob a barca do espelho.
Havia uma chuva de barcos enquanto o dia tossia.
E da chuva de barcos chegavam colchões,
camas, cadeiras, manadas de estradas perdidas
onde cantavam soldados de capacetes
por pintar no coração da meia-noite.
Eram os barcos que guardavam as muralhas
da noite que a mão ouvia nas costas
da madrugada entre os dentes do mar.
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João Maimona
As Muralhas da Noite
A mão ia para as costas da madrugada.
As mulheres estendiam as janelas da alegria
nos ouvidos onde não se apagavam as alegrias.
Entre os dentes do mar acendiam-se braços.
Os dias namoravam sob a barca do espelho.
Havia uma chuva de barcos enquanto o dia tossia.
E da chuva de barcos chegavam colchões,
camas, cadeiras, manadas de estradas perdidas
onde cantavam soldados de capacetes
por pintar no coração da meia-noite.
Eram os barcos que guardavam as muralhas
da noite que a mão ouvia nas costas
da madrugada entre os dentes do mar.
As mulheres estendiam as janelas da alegria
nos ouvidos onde não se apagavam as alegrias.
Entre os dentes do mar acendiam-se braços.
Os dias namoravam sob a barca do espelho.
Havia uma chuva de barcos enquanto o dia tossia.
E da chuva de barcos chegavam colchões,
camas, cadeiras, manadas de estradas perdidas
onde cantavam soldados de capacetes
por pintar no coração da meia-noite.
Eram os barcos que guardavam as muralhas
da noite que a mão ouvia nas costas
da madrugada entre os dentes do mar.
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Jaques Mario Brand
Soneto à maneira do décimo-sétimo século
Dê-me tua mão, Amiga, e ao meu lado
venha dos campos ver as verdes lindes
- ainda mais lindas se por elas vindes
e mais ainda se vindes ao meu lado.
Ouçamos da floresta que os margeia
a brisa perpassar o chão florido
e num transporte breve o leve Ar ido
nos leve em seu alento ao léu, à Aléia.
Das sendas derivadas, e à deriva,
à Suma alcemos juntos, às alturas
de um Saber bom que eu sei, musa lasciva.
Enquanto achas levo à labareda
e achas leve em teus quadris meu gesto,
as Artes eu direi, de Amor, que enleva.
§ As Artes eu direi, de Amor, que enreda.
venha dos campos ver as verdes lindes
- ainda mais lindas se por elas vindes
e mais ainda se vindes ao meu lado.
Ouçamos da floresta que os margeia
a brisa perpassar o chão florido
e num transporte breve o leve Ar ido
nos leve em seu alento ao léu, à Aléia.
Das sendas derivadas, e à deriva,
à Suma alcemos juntos, às alturas
de um Saber bom que eu sei, musa lasciva.
Enquanto achas levo à labareda
e achas leve em teus quadris meu gesto,
as Artes eu direi, de Amor, que enleva.
§ As Artes eu direi, de Amor, que enreda.
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