Liste des poèmes
Explorez les poèmes de notre collection
Aube
A l’aube je suis descendu au fond des machines
J’ai écouté pour une dernière fois la respiration profonde des pistons
Appuyé à la fragile main-courante de nickel j’ai …
Comme on serait content...
Comme on serait content si l’on avait un Dieu!
Les mots aimés qu’on lui dirait! Et les bons yeux
Qu’on lui ferait si tout à coup, demain, ce soir,
Il entrait se p…
Construction
De la couleur, de la couleur et des couleurs…
Voici Léger qui grandit comme le soleil de l’époque tertiaire
Et qui durcit
Et qui fixe
La nature morte
La…
Contrastes
Les fenêtres de ma poésie sont grand’ouvertes sur les boulevards et dans ses vitrines
Brillent
Les pierreries de la lumière
Ecoute les violons des limousines et l…
Et la vie unanime
Je suis d moi seul
Le rythme et La foule...
Europe
Une assemblée de jours chante l’Europe pacifique.
J’ai vu les pommiers en fleurs dans les vallées ennemies,
Et, par le vent de juin, les pennons, en haut des nav…
Journal
Voici plus d’un an que je n’ai plus pensé à Vous
Depuis que j’ai écrit mon avant-dernier poème Pâques
Ma vie a bien changé depuis
Mais je suis toujours le même
Le ventre de ma mère
C’est mon premier domicile
Il était tout arrondi
Bien souvent je m’imagine
Ce que je pouvais bien être.
Les pieds sur ton cœur maman
Les genoux to…
Les pâques à new york
a Agnès
Seigneur, c’est aujourd’hui le jour de votre Nom,
J’ai lu dans un vieux livre la geste de votre Passion,
Et votre angoisse et vos efforts et v…
Mississippi
A cet endroit le fleuve est presque aussi large qu’un lac
Il roule des eaux jaunâtres et boueuses entre deux berges marécageuses
Plantes aquatiques que con…
Mon corps sur le fauteuil...
Mon corps sur le fauteuil est un bourg au soleil
Qui s’incline selon la pente et la colline ;
L’heure y sonne ; la rue est faite d’enfants blonds ;
Des femmes, a …
Orion
C’est mon étoile
Elle a la forme d’une main
C’est ma main montée au ciel
Durant toute la guerre je voyais Orion par un créneau
Quand les Zeppelins venaient b…
Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France (3 extraits)
En ce temps-là j’étais en mon adolescence
J’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J’étais à 16 000 lieues du lieu de ma naissance
Tu es plus belle que le ciel et la mer
Quand tu aimes il faut partir
Quitte ta femme quitte ton enfant
Quitte ton ami quitte ton amie
Quitte ton amante quitte ton amant
Quand tu aimes il faut part…
En tout temps que vente bise
En cette saison où souffle la bise,
À cause de celle dont je suis épris
Mais qui n’est pas éprise de moi,
Mon cœur devient noir et gris.
Avec un amour sincèr…
Le Nombril
… O Nombril! dont l’aise parfaicte
Gist au Demy qui te souhaite,
Lequel jamais ne sera aise
Que franchement il ne te baise,
En remembrance singuliere
De…
Je mourrai d’un cancer de la colonne vertébrale…
Je mourrai d’un cancer de la colonne vertébrale
Ça sera par un soir horrible
Clair, chaud, parfumé, sensuel
Je mourrai d’un pourrissement
De certaines cellul…
Quand j’en aurai assez d’entendre
Quand j’en aurai assez d’entendre
Les enfants pleurer dans le noir
Quand j’en aurai assez de voir
Les villes crouler sous les cendres
Quand j’en aurai assez …
Aux ruines de la grèce païenne
. . . . . .
Eurotas, Eurotas, que font ces lauriers-roses
Sur ton rivage en deuil, par la mort habité ?
Est-ce pour faire ombrage à ta captivité,
Que ces nob…
Les limbes
Comme un vain rêve du matin,
Un parfum vague, un bruit lointain,
C’est je ne sais quoi d’incertain
Que cet empire ;
Lieux qu’à peine vient éclairer
Un j…
À Charité
Allons, mon pauvre cœur, bien loin de la Cité,
Dedans quelque désert ; fuyons la compagnie
De nos plus chers amis, cherchons la tyrannie
Des ours, tigres, lions p…
Sonnets de Sincero à Charité
Bouche dont la douceur m’enchante doucement
Par la douce faveur d’un honnête sourire,
Bouche qui, soupirant un amoureux martyre,
Apaisez la douleur de mon cruel t…
Vers de Charité à Sincero
Ouvrez-moi, Sincero, de vos pensées la porte.
Je désire de voir si l’amour de son trait
Vous engrave aussi bien dans le cœur mon portrait,
Comme votre beau vers à…
Ave
Trés haut amour, s’il se peut que je meure
Sans avoir su d’où je vous possédais,
En quel soleil était votre demeure,
En quel passé votre temps, en quelle heure